Couleurs de chez nous: fake news

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Voici une réalité qui n’est pas que congolaise car partagée par toute la planète à cause, notamment, de l’émergence des nouveaux médias que sont les réseaux sociaux.

Les fake news ou infox ne sont autres que de fausses nouvelles : ces informations délibérément fausses ou truquées et distillées par des individus à travers leurs blogs ou les réseaux sociaux et dont les auteurs ont un objectif voilé : déstabiliser une personnalité en vue ou ruiner l’image d’une institution.

Sous nos cieux, cette culture des fake news éclot au point que la vraie information souffre d’être acceptée par le public. « Fake news » devient la réplique à tous les messages que les gens s’envoient entre eux comme informations ainsi que le restituent ces dialogues imaginaires :

  • Jean : « Patrick est nommé directeur » ;
  • Freddy : « Fake news ! »
  • Sylvie : « Judith a eu des jumeaux »
  • Olga : « Fake ! »
  • Jules : « On a viré les salaires »
  • Bertrand : « Fake news »
  • Etc.

Et que dire des informations sur les autorités du pays ? C’est ici que l’on assiste à une montée exponentielle de fausses informations (parfois vraies pourquoi pas ?). Il y en a qui annonce l’arrestation de tel personnage à Paris ; le vol de bijoux chez telle dame ; une rixe mémorable entre tels ministres ; une volée de bois verts entre tel directeur général et l’un de ses directeurs. Parfois ce sont les décès des personnalités qui sont anticipés. Bref ! Si la raison est la chose la mieux partagée du monde ; celle-là ayant fui l’internaute congolais a laissé place à la déraison car le manque de lucidité devient son ADN.

 Silencieuses jusqu’ici, car appliquant l’adage selon lequel « le chien aboie la caravane passe », les autorités du Congo ont compris la nécessité de réagir. Parce que si la rumeur, hier, était sans impact et mettait du temps à atteindre certaines cibles, les fake news ont ce côté viral susceptible de bouleverser l’ordre établi. Sur le plan collectif comme sur le plan individuel. Rien que sur ce dernier plan, on peut imaginer les brisures de foyers que de fausses informations ont occasionnées ici et là. Et l’exposition des scènes de ménages sur la toile qui se substitue en parquet.

Ce nouveau phénomène oblige à tirer quelques leçons au sujet de son extension. Au nombre de celles-ci : l’absence de communication qui est la marque des Congolais. Réputés pour le cache-cache, ils n’ont pas compris que ce « jeu d’enfants » devrait épouser l’air du temps. En d’autres termes, il nous faut communiquer.

En effet, derrière ces « fausses informations » se cachent souvent des gens non instruits à la profession de journaliste. Or placés dans les mains d’amateurs, ces fake news sont des armes fatales. Parce que l’on condamnerait facilement un journaliste qui se livrerait à ce jeu qu’on ne le ferait pour un autre qui ignore le pouvoir de l’information, les communicants de la République ont décidé de monter au front pour livrer bataille à ce nouvel ennemi.

		

Source : http://www.adiac-congo.com/

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