Coopération : le FMI planche sur le dossier du Congo

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Le conseil d’administration de l’institution financière internationale statue, le 11 juillet, sur la requête de la République du Congo, relative à la conclusion d’un programme de trois ans dans le cadre de la facilité élargie de crédit.

Une fois l’accord approuvé, le Fonds monétaire international (FMI) va apporter au Congo – en dehors de l’assistance technique permanente – un appui financier qui lui permettra de rétablir ses équilibres budgétaires détériorés par la crise économique et financière due à la chute drastique des cours du pétrole sur le marché international.

Le soutien financier de l’institution de Bretton Woods va également aider le Congo à viabiliser sa dette publique estimée en 2017 à 5329 milliards francs CFA, soit 110% du produit intérieur brut (PIB). En mars dernier, le comité national monétaire et financier a évalué cette dette à 84% du PIB.

Les Congolais attendent anxieusement que le FMI approuve l’accord de coopération avec le Congo. Car, celui-ci devrait permettre au pays de regagner la confiance des partenaires bilatéraux et multilatéraux dont certains ont déjà annoncé leur intention de lui apporter une assistance financière.

C’est le cas de la Banque mondiale, de l’Union européenne et surtout de la Banque africaine de développement qui entend octroyer 280 millions de dollars au Congo. La France a, pour sa part, promis un financement de 135 millions d’euros. Ces financements sont assujettis à la signature de l’accord entre le Congo et le FMI.

En mai, à l’issue d’une visite de travail à Brazzaville, le conseiller au département Afrique du FMI, Alex Segura Ubiergo, avait salué les efforts déployés par le pays dans le cadre des discussions avec le fonds, notamment en matière d’assainissement des finances et de maîtrise des dépenses publiques.

« La mission pense qu’elle a trouvé les éléments nécessaires pour faire avancer le dossier du Congo. Bien entendu, c’est le conseil d’administration du FMI qui doit approuver le programme. Mais, nous avons les éléments techniques qui pourront nous permettre de défendre ce dossier dans les meilleurs délais », avait-il déclaré.

Dans le cadre de ses discussions avec le fonds, le Congo a mené des réformes structurelles et réussi le cadrage budgétaire. Il a signé avec la Chine, en avril, un accord de restructuration de la dette chiffrée à plus de 1400 milliards francs CFA. Le gouvernement congolais a aussi trouvé un modus vivendi avec les traders pétroliers, ce qui a permis de rendre la dette publique soutenable.   

Source : http://www.adiac-congo.com/

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