Contestation de l’invalidation des élus de l’opposition : des militants de Lamuka dispersés devant la Cour constitutionnelle

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Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) ont dispersé, hier jeudi 13 juin, les militants de la plateforme Lamuka qui manifestaient devant la Cour constitutionnelle, en contestation des arrêts relatifs au contentieux électoral sur les législatives nationales et sénatoriales.
Ces manifestants entonnaient des chansons hostiles à l’endroit des juges de la Haute cour. Ils poussaient des cris et brandissaient des papiers portant des inscriptions qui appellent les juges à annuler leurs arrêts qui, affirmaient-ils, risquent de mettre le pays à feu et à sang.

Pour assurer l’ordre public, les éléments de la PNC, qui tentaient plusieurs fois de calmer les manifestants, ont décidé cette fois-là de les chasser de force. Ce qui a failli occasionné un léger accrochage entre les deux parties. Certains militants de Lamuka affirment avoir perdu leurs téléphones portables et d’autres biens à cette occasion.

Le commissaire divisionnaire adjoint de la police ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo n’a pas tardé à effectuer une descente sur place pour s’enquérir de la situation. Il a quitté les environs de la Haute cour après s’être assuré que la situation était sous contrôle.

Cette manifestation d’hier devant la Cour constitutionnelle était organisée par les femmes membres de Lamuka. Elle faisait suite à l’appel lancé par le coordonnateur honoraire de cette plateforme Martin Fayulu Madidi qui, au cours d’une conférence de presse tenue le 12 juin dernier, annonçait une sréie d’actions de rue pour barrer la route à tous « ces conglomérats des ennemis de la République ».

« Les juges de la Cour constitutionnelle ont perdu leur indépendance au profit de l’appartenance à une coalition désavouée par le peuple. Cette situation est totalement inacceptable et nous devons y mettre fin par tous les moyens », avait déclaré Martin Fayulu.

La plateforme Lamuka a jusque-là perdu 21 députés nationaux et 2 sénateurs, invalidés par la Cour constitutionnelle, dans le cadre du contentieux électoral des législatives et sénatoriales.

Source: http://www.mediacongo.net/

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