Conservation de la nature : un livre valorise le Parc national de la Salonga

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L’ouvrage écrit par Jean P.Vande weghe et Gaël R. Vande weghe vient s’ajouter à d’autres supports de communication utilisés en vue d’obtenir une adhésion massive à la démarche de la protection du site qui, pour son importance à la survie de la planète, constitue, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, l’un des paysages prioritaires.

 « Salonga au cœur de la grande forêt congolaise » a été officiellement présenté, le 15 mars, au cours d’une cérémonie organisée à l’espace Texaf Bilembo, à Kinshasa/Ngaliema, par les deux co-gestionnaires de cette aire protégée, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et le Fonds mondial pour la nature en RDC (WWF-RDC).

Cet ouvrage, ont reconnu tous les intervenants à cérémonie, est un précieux outil de communication dont l’objectif est de faire connaître davantage ce site inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unseco, voire sur celle du patrimoine en péril, afin d’obtenir une large adhésion pour sa protection et sa conservation. « Le livre sur Salonga, un ouvrage qui arrive à propos, vient assurément contribuer à combler ce vide communicationnel au sujet du parc », a souligné le représentant du directeur général de l’ICCN, le Dr Cosma Wilungula.

En effet, en dépit de ses richesses et sa valeur, Salonga reste très peu connu par les Congolais, voire sur le plan international. « Le succès de la conservation de ce trésor naturel qu’est le Parc national de Salonga (PNS) dépend d’une communication dynamique pour fédérer toutes les parties prenantes et susciter leur adhésion à sa conservation », a-t-il poursuivi.

A son tour, le directeur national du WWF-RDC, Juan Sève, a renchéri que « Salonga au cœur de la grande forêt congolaise » vient donc à point nommé pour contribuer à la démarche de la protection du parc.

Le même sentiment a été exprimé par le directeur du PNS. « C’est vraiment un outil qui permet d’accrocher et d’informer les décideurs des difficultés que  connaît Salonga mais également, comment on peut valoriser Salonga et pourquoi tout le monde doit participer à la conservation de ce parc vu que c’est le plus grand parc forestier tropical d’Afrique. Donc, c’est un parc qui doit avoir l’attention de tout le monde », a insisté Pierre Kafondo.

A côté de ce livre, d’autres efforts de communication sont fournis en parallèle. Il s’agit notamment, selon les co-gestionnaires de cette aire protégée et le directeur du parc, du site web (www.salonga.org), du film documentaire, de la plaquette, des photos, etc. « Le parc est en un seuil important de son existence ; les efforts de communication concourent et devront donc aider chacun à pointer Salonga sur une carte, à s’y intéresser et à s’engager pour son avenir. Lire ce livre est à la fois un privilège et un appel à se joindre à la mission pour Salonga », a fait observer le représentant du directeur général de l’ICCN.

Une description complète et intégrale du PNS

Les rôles écologiques du parc tant à l’échelle nationale que mondiale étant indéniables, ce livre va assurément constituer, pensent les autorités de l’ICCN et du WWF-RDC, une source très riche d’informations. Il décrit aussi bien la géographie physique du parc, la population humaine, la genèse et l’histoire de cette aire protégée, la recherche scientifique et sa biodiversité riche et variée.

L’ouvrage contient sept chapitres sur les paysages, les humains, la conservation, la recherche, les forêts et les terres fermes, les milieux humides et les savanes. Les textes sont parsemés de nombreuses photos et illustrations de haute qualité dont certaines, très rares, procurent une lecture enrichissante et agréable aussi bien pour les scientifiques que pour un public plus large. On y trouve quatre cent trente-trois photographies, cartes et graphismes. En annexe, il y a les listes des plantes, poissons, mammifères et oiseaux vivant dans le parc.

Un site d’une valeur inestimable pour l’humanité

Pour le directeur du PNS, Pierre Kafondo, la publication de ce livre entre dans le cadre des actions de visibilité du parc pour que Salonga soit connu de par le monde, que les gens sachent ce qu’il renferme comme potentiels et son importance non seulement pour les communautés riveraines mais également pour la RDC et le monde entier.

Le PNS, notons-le, c’est d’abord la conservation de trente-six mille kilomètres carrés de blocs forestiers intacts; c’est-à-dire des forêts primaires qui renferment tout ce qu’il y a comme biodiversité, écosystème et cela permet aussi la conservation des différentes espèces pour les générations futures.

Salonga c’est aussi la zone dite tourbière, qui renferme du gaz carbonique emprisonné depuis des centaines de milliers d’années. « Salonga participe aujourd’hui à la lutte contre le changement climatique. C’est également une zone qui charrie beaucoup d’eaux au niveau de ce grand bassin avec les différentes rivières qu’il renferme. Salonga constitue une zone de renouvellement de l’air et qui permet aussi la pluviométrie et participe à fournir certains services à la population vivant en périphérie », a expliqué Pierre Kafondo. 

« Salonga mérite d’être mieux connu. La conservation de ce joyau dépend, en dehors des activités spécifiques, de la préservation de sa biodiversité, d’une communication menée sur tous les fronts », a soutenu, quant à lui, le directeur national du WWF-RDC, Juan Sève, soulignant qu’en dépit de ses caractéristiques, ce site demeure un endroit très peu connu. Toutefois, les efforts fournis par l’ICCN ainsi que ses partenaires techniques et financiers pour la préservation de ce parc commencent à le sortir de son relatif anonymat.

Le PNS a été créé en 1970 et inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1984. Pour l’ICCN qui co-gère ce site avec le WWF, la volonté est de le sortir de cette situation. Selon le représentant du directeur général de l’ICCN, c’est donc cette volonté qui a été à la base de la conclusion du partenariat, le plus important, avec le WWF.

« Le vœu le plus ardent est que parmi les onze sites du Patrimoine mondial de la RDC inscrits sur la liste en péril, que Salonga soit le tout premier à sortir de cette liste », a-t-il dit.

Légendes et crédits photo : 

Photos: le livre sur le parc national de la Salonga/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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