Congo-ONU : le système des Nations unies veut que l’Etat accélère l’enregistrement des naissances

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La représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques de Sousa, a renouvelé, du 9 au 10 janvier à Brazzaville, leur engagement à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des stratégies d’accélération d’enregistrement de naissances à l’échelle nationale.

Le fonctionnaire onusien a réaffirmé la volonté de son institution lors des journées parlementaires de la Francophonie sur les enfants sans identité qui se sont tenues au Palais des congrès de Brazzaville. L’organisation de ces rencontres confirme la volonté et la capacité du parlement d’encourager les États et les gouvernements membres de la Francophonie de garantir l’établissement d’un état civil public, ouvert à tous sans discrimination, et d’assurer la gratuité de l’enregistrement des naissances et la délivrance d’acte d’état civil grâce à des procédures universelles, simples et accessibles à tous. 

La représentante de l’Unicef au Congo a argumenté : « L’Unicef plaide pour un taux d’enregistrement de naissance en République du Congo atteignant 100% d’ici à 2030. L’enregistrement de la naissance est un droit qui confère à l’enfant un nom, une filiation, une citoyenneté et une nationalité. Un enfant non enregistré à l’Etat civil n’existe pas car, n’étant pas connu des services officiels du pays. L’enregistrement de naissance est un devoir de tous les parents et une obligation de l’Etat. Un enfant non registré est un enfant sans avenir ».

Par ailleurs, le bureau pays du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec les délégués des ministères, la société civile et les partenaires impliqués dans le système de délivrance et de contrôle des actes d’état civil, a récement élaboré une première version du plan d’action national devant permettre au Congo d’éradiquer l’apatridie entre 2019-2024.

Le document élaboré prend en compte les orientations du plan de la Conférence internationale de la Région des Grands Lacs sur la lutte contre l’apatridie. Il définit les activités, l’échéance, les acteurs responsables et impliqués ainsi que le budget de chaque activité comme souhaité par le HCR dans sa campagne mondiale appelée « Ibelong ».

L’objectif fixé dans ce plan est de faire qu’aucun enfant ne naisse ou ne soit apatride sur le territoire congolais d’ici à 2022, d’améliorer la législation nationale sur la nationalité en supprimant toutes les dispositions discriminatoires, et de disposer des données quantitatives et qualitatives des personnes apatrides ou à risque d’apatridie d’ici à 2020 dans le pays.

Dans ce document, le HCR formule plusieurs suggestions dont l’organisation prochaine des audiences foraines ainsi que l’adoption par le Congo des conventions de 1954 et de 1961 des Nations unies relatives à la lutte contre l’apatridie.

Selon les données disponibles à l’Unicef-Congo, environ 96% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à l’état civil, ce qui le classe en tête des pays de la sous-région Afrique de l’ouest et du centre qui ont le plus grand taux d’enregistrement de naissance. Cependant, ce taux cache des disparités entre les enfants bantous et les enfants autochtones.  En effet, seulement 32% des enfants autochtones ont un certificat de naissance contre 96% au niveau national. L’objectif affiché par l’Unicef au niveau régional est que d’ici à 2021, plus de 30% d’enfants de moins d’un an aient leur naissance enregistrée, et cela concerne au moins dix millions d’enfants.

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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