Conflit homme-éléphant : la loi préconise un règlement pacifique

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Le conflit entre l’homme et l’éléphant est devenu récurrent en République du Congo, notamment dans les départements nantis d’aires protégées. Pourtant, les conditions de règlement pacifique de ce litige sont définies par la législation forestière nationale.

Les pachydermes s’attaquent aux champs et plantations fruitières qui figurent au nombre des moyens d’existence des communautés riveraines des parcs nationaux, des réserves naturelles, des aires protégées ou préservées.  

La législation en la matière préconise l’indemnisation des populations victimes des destructions des plantations par les éléphants. Elle n’autorise cependant pas la décimation de ces espèces intégralement protégées qui se trouvent en voie d’instinction.  

D’après le directeur général de la faune et des aires protégées, Jean Bosco Nganongo, les barèmes d’indemnisation sont prévus par la loi.  Le rôle du ministère en charge des forêts consiste à préparer le document à transférer au ministère des Finances qui indemnise les populations victimes.

La loi fait état de ce que les populations, les collectivités locales, les associations et les organisations non gouvernementales (ONG) compétentes contribuent à la gestion durable de la faune.

Ces entités ont la responsabilité de collaborer avec les services compétents à la surveillance des animaux sauvages ; de contribuer à la fixation des latitudes d’abattage et de capture ; de collaborer à la recherche des auteurs d’infraction à la loi.

Au titre de la loi, les animaux sauvages sont classés en trois catégories à savoir les espèces intégralement protégées, celles partiellement protégées et les autres espèces.

«L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogations spéciales de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction», indique la loi.

Les contrevenants à cette disposition sont exposés aux sanctions prévues par la législation, notamment des peines d’emprisonnement assorties d’amendes.     

Le conflit entre l’homme et l’éléphant date depuis la nuit des temps. Ces dernières années, l’on signale des cas de destruction par les pachydermes des plantations des populations riveraines des parcs nationaux d’Odzala Nkokoua dans le département de la Cuvette-ouest et de Nuabalé Ndoki dans le département de la Sangha.

Source : adiac-congo.com

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