Concours du meilleur reportage pour l’environnement: le premier prix décerné à Giscard Mahoungou Mitoumona

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Le journaliste reporter à la chaîne DRTV a été distingué, le 27 févier, à Brazzaville, et bénéficie d’un stage de perfectionnement d’un mois au sein de la Télévision France 24.

Giscard Mahoungou a été récompensé pour son reportage sur la gestion des déchets par la société Averda. En dehors de lui,  Jean Thibaut Ngoyi, journaliste à Syfia –Centre de recherche pour la presse, a été également primé dans la catégorie presse écrite pour son reportage sur le charbon de bois qui constitue un désastre pour l’environnement. Il a reçu un ordinaire portable.

 Pour la catégorie Radio, le prix a été remporté par Raïssa Damba, alias Raïtel Yengo, journaliste à la radio Mucodec, pour son reportage sur le retour des sacs plastiques sur les marchés.  Elle a bénéficié d’un sac de reportage radio complet, tandis que Deva Panzou, correspondant à Africa 24, l’a obtenu dans la catégorie Télévision, pour avoir réalisé son reportage sur la protection des tortues marines. Une caméra professionnelle lui a été remise.

Giscard Mahoungou est le lauréat du concours toutes catégories confondues ; son reportage sur la gestion des déchets par la société Averda ayant particulièrement marqué les membres du jury. 

Le lauréat a remercié tous ceux qui ont rendu possible ce concours ; qui ont contribué à sa distinction et ceux qui l’ont encouragé à y participer. «  Fait ça, tu vas gagner », avait notamment encouragé sa mère. 

Le journaliste sera pris en charge par la délégation de l’Union européenne (UE). Le billet d’avion a été offert par la compagnie Air France et le stage a été négocié par l’ambassade de France à la chaîne de télévision France 24.  

C’est pour la toute première fois que l’UE a mis un prix de cette ampleur. Celui-ci contribuera à motiver certainement les journalistes à s’approprier davantage le  métier sur les questions environnementales.   

Satisfait de cette distinction, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philipe Mvouo, a fait savoir qu’il a foi en la jeunesse congolaise, se disant très sévère avec ceux qui sont attirés par la facilité et qui courent vers les réseaux sociaux comme sources fiables d’information. « Je dis non à cette presse. Nous avons besoin de ces initiatives, de formation des journalistes et de susciter davantage le courage pour que lors des prochains concours, ils soient plus nombreux à y participer et qu’ils rêvent déjà à la spécialisation », a-t-il indiqué.

 » Développer la culture de la spécialisation »

Ce concours, a dit l’ambassadeur de l’UE, Raul Mateus Paula, permet de renforcer leur partenariat avec les médias, de les fidéliser par des actions dédiées et régulières et surtout de valoriser leur travail ainsi que leur statut, mais également de renforcer leurs compétences.

« Il nous permet de contribuer à une meilleure visibilité et à la compréhension de la coopération de l’UE au Congo, et de garder sur le devant de la scène un des sujets de l’heure : la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. L’objectif fondamental est de vous inciter, vous, médias locaux, à vous emparer des problématiques environnementales, à vous engager dans les débats qui y sont associés afin de vous impliquer en véritables acteurs, actrices de changement », a indiqué l’ambassadeur, ajoutant que la délégation de l’UE au Congo a fait de la diplomatie climatique et de la préservation de l’environnement un des axes prioritaires pour l’année 2019.

Pour sa part, l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, a suggéré la création d’un club des amis de la presse environnementale qui sera sous l’égide de l’UE, de l’ambassade de France et des pays membres de l’EU, de façon à développer la culture de la spécialisation sur les enjeux environnementaux afin de continuer cette dynamique qu’ils ont lancée.

Rappelons que ce concours a été lancé en juin 2018, à l’occasion de la semaine de la diplomatie climatique.  Les principaux thèmes qui ont été traités sont la préservation de la biodiversité, notamment animale et végétale ; l’environnement et le changement climatique lié à la pollution; la gestion des déchets d’une manière générale; les nuisances sonores et la préservation des forêts.

Des critères de sélection ont été mis en compte, à savoir la forme, la clarté, la lisibilité, le respect de standard des qualités journalistiques, la rigueur dans l’analyse, la cohérence et la maîtrise du sujet, l’objectivité de traitement de l’information, la pertinence des sources.  

Notons qu’un autre concours, « prix Lorenzo-Natali », vient d’être lancé par l’UE.

Légendes et crédits photo : 

Photo : Les lauréats posant avec les organisateurs
Photo : Giscard Mahoungou recevant son prix

Source : http://www.adiac-congo.com/

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