Concert de la Francophonie : une belle balade entre chants lyriques, reggae, tango, salsa, rumba et folk

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 » La chanson du Toréador », l’un des plus célèbres airs de l’opéra Carmen de Georges Biz, dont « Habanera » est l’un des piliers du répertoire lyrique français et « La Pavane », œuvre emblématique de Gabriel Fauré, sont les trois interprétations de l’Orchestre symphonique Kimbanguiste (OSK) qui ont donné le ton de la soirée du 23 mars, à la Halle de la Gombe.

Fanie Fayar et Céline Banza sur le podiumLes mélomanes doivent sans doute une fière chandelle au directeur artistique de la soirée, Moli Mokelenge, pour avoir concocté un cocktail musical qui a été du goût de plusieurs.

Les amateurs d’opéra, premiers servis de la soirée, n’avaient reçu qu’un prélude du voyage à travers un répertoire varié de la chanson francophone. Surprenante est le mot qui conviendrait bien pour qualifier la seconde partie du concert de la Francophonie. Après avoir été gratifié des interprétations successives de « Pour que tu m’aimes encore » et « Je t’aime, je t’aimais, et je t’aimerai », les tubes de Céline Dion et Francis Cabrel rendus respectivement par Nadia Yombisa et Shak Shakito que l’on a entendu dans un registre tout à fait différent du sien pour cette fois.

Mais, la première grande surprise a été le coup de neuf donné à « Non, je ne regrette rien ». Remis au goût du jour par Moli dans une version salsa chantée par Pamela Baketana, l’air d’Edith Piaf a recueilli de chaudes acclamations.

D’une voix puissante, Moli lui-même est revenu à la charge avec « Mapapu », son single personnel dont l’assistance n’a pas manqué d’apprécier la beauté, un mélange de blues, mutuashi et rumba ravissant pour l’ouïe. Nouvelle surprise, Céline Banza était juste étincelante dans la version reggae d’ »Aïcha », la célèbre chanson de Cheb Kaleb. Et, c’est encore mieux lorsqu’elle revient sur scène sur un air de tango, une reprise de « Ne me quitte pas » qu’elle a offerte dans un brillant duo avec Pamela Baketana.

Le Bonheur pour la fin

La Cléopâtre Mbilia Bel, toujours aussi glamour que de coutume; Jean Goubald toujours avec son humour sur le bout des lèvres, ont mis du leur pour la réussite de la soirée dédiée à la Francophonie. Iyenga que l’on découvre mieux au fil des jours, tenue pour l’une des futures grandes voix de la rumba congolaise, a donné du sien aussi. Le « Soldat du slam » par Yekima de Bel’art accompagné de Moli, un morceau de slam qui a remis le moment dans le contexte de la célébration de la langue française était un petit délice. L’énergique Fanie Fayar a, pour sa part, proposé une ambiance folk des plus enjouées au travers de « Kolela te ». Et comme à Kinshasa, musique rime avec sape, P. James a été aussi de la partie dans « Sapés comme jamais » rendu de manière plus kinoise.L’acte final du Concert de la Francophonie avec tous les chanteurs

La balade dans le monde des musiques francophones s’est achevée avec la contribution des quatre-vingt-dix musiciens de l’OSK. En premier, l’instrumental « Luba », une composition d’Héritier Chef premier violon rendu à la suite du rythme imposé par la baguette du maestro Armand Diangenda a plu. Les jeunes chanteurs se sont joints à l’OSK pour le morceau final, « Le Bonheur ». L’air bien connu de Lokua Kanza a été sublimé par les différentes voix qui l’ont chanté avec bonheur comme l’instant s’y prêtait. L’on en est venu jusqu’à oublier la mélancolie de cette douce chanson.

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Fanie Fayar et Céline Banza sur le podium

Photo 2 : L’acte final du concert de la Francophonie avec tous les chanteurs

Source : http://www.adiac-congo.com/

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