Commune de Kintélé : les ex-occupants du complexe la Concorde réclament leur indemnisation

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Trois mille cents membres du collectif des anciens propriétaires de terrain de l’actuel site du complexe sportif et du Centre de conférence international de Kintélé se sont réunis, le 18 août, en assemblée générale, pour solliciter auprès du gouvernement le versement de leurs droits à la suite de l’expropriation.

Depuis 2012, en effet, le site sur lequel ont été construits le complexe la Concorde et le Centre international de presse avait été déclaré d’utilité publique par le gouvernement qui avait pris l’engagement d’indemniser les occupants des lieux. Mais sur un total de quatre mille trois cents, mille deux cents ex-occupants seulement ont perçu cette indemnité, a-t-on appris.

Au cours de leur assemblée générale, le président du collectif, Giscard Ghislain Tiba, a plaidé pour une indemnisation totale et non partielle de tous les ex-occupants du site. « Une commission technique avait été mise en place au ministère des Grands travaux. De 2012 jusqu’en 2015, l’Etat pouvait bien indemniser tout le monde. Pourtant, notre indemnisation devrait être juste et préalable  », a-til indiqué. 

Eugène Issaka, l’un des occupants, a déclaré que le collectif a mené plusieurs démarches administratives auprès du ministère des Grands travaux  pour que cette situation soit régularisée mais celles-ci sont demeurées vaines jusqu’à ce jour. Pour sa part, Rosine Bassanti, également ex-occupante, ne comprend pas pourquoi l’Etat n’arrive pas à trouver une solution à ce problème alors que tous ces ex-occupants sont listés sur un registre au ministère des Grands travaux. « L’argument relatif à la pléthore des effectifs des occupants des parcelles sur ce site n’est pas valable », a ajouté Léonie Mikemou, une autre ex-occupante, dénonçant la démarche du gouvernement qui n’a payé qu’une minorité des occupants au lieu de le faire pour tout le monde.

Au terme de son assemblée générale, ce collectif a invité l’Etat à se pencher sérieusement sur cette question, se réservant le droit d’organiser un site-in au ministère en charge des Grands travaux si une solution n’est pas envisagée dans un bref delai. 

  

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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