Clôture de la journée internationale de la femme : les militantes du RDPS exhortées à la prise de conscience pour la parité

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Les femmes du parti ont été invitées, le 30 mars à Brazzaville, à s’impliquer véritablement dans les sphères sociales, économiques et politiques, en vue de réduire les entraves et inégalités bloquant leur représentativité dans les instances de prise de décisions.

 L’exhortation a été faite par le vice-président du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), Eugène Stanislas Mouenguelé, à l’occasion d’une causerie-débat sur le thème « Prise de conscience de la militante du RDPS, ferment de quotité, de parité et de la représentativité de la femme en politique ». Organisée par les femmes de la fédération RDPS de Brazzaville, à la faveur de la clôture de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, cette rencontre a été un véritable moment d’échange pour les participantes. 

Dans son exposé à cette occasion, le vice-président du RDPS s’est félicité des efforts des pouvoirs publics dans la prise des lois et règlements en faveur de la parité et dans la ratification des instruments internationaux pertinents y afférents. Il a salué la mesure qui octroie le quota de 30% des femmes aux élections locales et 20% aux échéances législatives, convaincu que ce quota pourra évoluer à l’avenir.  

En outre, Eugène Stanislas Moenguelé a interpellé les femmes à briser les obstacles les empêchant à réduire les inégalités sociales. Il a cité, entre autres, l’analphabétisme, le legs culturel, le peu d’engagement des femmes en politique, la prostitution, la chosification de la femme, etc. Le conférencier a fait comprendre à son auditoire qu’il suffit que les femmes prennent conscience de ce qu’elles vivent pour promouvoir la parité, illustrant ses propos par le contraste observé entre le nombre élevé des femmes dans le monde et leur quota dans les sphères de prise de décisions.  Il suffit, a-t-il insisté, que la gent féminine s’entende pour qu’elle soit la plus représentative dans les institutions électives.

Curieux paradoxe, a-t-il renchéri, depuis les indépendances jusqu’à nos jours, les hommes sont toujours les plus nombreux dans les instances de prise de décisions et les institutions électives.  Le conférencier a étayé son argumentaire par des données statistiques édifiantes.

En effet, a-t-il noté, il est temps que la célébration du 8 mars cesse d’être un moment festif au cours duquel pagnes et tee-shirts sont arborés, mais que cette journée soit consacrée à la recherche des solutions idoines des vices comme le viol des femmes, surtout en période de guerre ; la spoliation des biens laissés par les époux par les parents du défunt ; les grossesses précoces ; le harcèlement sexuel en milieux scolaires et professionnels ; les traitements que subissent les femmes veuves, etc.

Notons que pendant les échanges, les femmes ont apprécié cette initiative des responsables du RDPS. Elles ont souhaité que de telles activités soient régulièrement organisées pour les former et les édifier sur plusieurs aspects de la vie en société qui leur échappent. Par exemple, à quelle structure s’adresser en cas de viol ou d’harcèlement sexuel, ont-elles relevé.

Plusieurs d’entre elles ont reconnu que de nombreux obstacles bloquent leur engagement en politique et dans d’autres sphères d’activités, entre autres, les occupations conjugales ; l’influence masculine sur elles surtout pour les mariées ; les risques auxquels sont exposés les acteurs politiques, etc.

Créé en octobre 1990 par Jean Pierre Thystère Tchicaya, le RDPS, a dit le conférencier, place parmi les priorités de son action, la promotion de l’égalité entre l’homme et la femme.   

 

   

 

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Une vue des femmes pendant la causerie-débat
Le présidium des travaux

Source : http://www.adiac-congo.com/

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