Chronique : les effets des portables sur l’environnement

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Le téléphone portable est devenu l’un des instruments les plus importants dans la vie des êtres humains. Il permet, entre autres, de rester en contact permanent avec des personnes qui sont éloignées physiquement de nous. Aujourd’hui, il ne nous permet plus simplement d’entendre mais aussi de voir notre interlocuteur. Chaque lancement de nouveau modèle d’un opérateur en vue lui rapporte donc des sommes d’argent conséquentes. Les consommateurs ne se lassant pas de consommer année après année,  tous les produits qui sont mis sur le marché.

Du téléphone portable, on ne parle généralement que des bienfaits et des bénéfices qu’il nous apporte au quotidien.  Mais de ce produit, on ne nous dit jamais qu’il a aussi des effets néfastes sur l’environnement. Car l’impact négatif du téléphone  sur l’environnement est fondé. Même s’il ne pèse pas plus de cent grammes, le portable est gourmand en énergie et en matériaux rares ou toxiques. De sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation, il a donc des conséquences majeures sur la planète.  À notre époque, c’est la consommation d’énergie qui a l’impact le plus lourd en termes d’analyse de cycle de vie d’un appareil. Non seulement à cause des matériaux nécessités mais également à cause des déchets causés et de l’obligation de les recharger constamment. Car pour recharger la batterie d’un portable, il faut brancher le chargeur sur le réseau électrique. Et l’électricité est essentiellement obtenue à partir de combustibles, pétrole, charbon et uranium, dont la quantité est limitée sur Terre.

Seule une infime part provient de sources renouvelables : barrages, éoliennes, panneaux solaires. L’électricité est donc une forme d’énergie précieuse à économiser. Or, justement, beaucoup d’utilisateurs ne débranchent pas les chargeurs une fois l’appareil rechargé, ce qui consomme beaucoup d’énergie car c’est le même principe que des appareils en veille continuant à consommer de l’électricité. Selon des estimations faites par le fabriquant Nokia, si 10% des utilisateurs de portable débranchaient leur chargeur une fois la batterie rechargée, un  volume d’électricité égal à la consommation annuelle de soixante mille ménages européens serait économisé. C’est pourquoi, depuis 2006, les nouveaux téléphones affichent un message pour rappeler aux utilisateurs de débrancher leur chargeur une fois leur batterie rechargée.

Les dégâts sont d’autant plus grands quand le portable est jeté à la poubelle ou perdu dans la nature et peu de portables sont encore recyclés. La majorité des plastiques se dégradent difficilement. Car, en plus des plastiques, les métaux polluent la nature, que ce soit l’eau, l’air ou le sol. Les ressources en cuivre, platine, argent ou or sont limitées, il faut donc ne pas les gaspiller ! De plus, des matériaux très polluants comme le plomb, le mercure, le nickel ou l’arsenic ont des effets dévastateurs sur l’environnement. Il est donc important de recycler le portable car il y a cinq cents à mille pièces plastiques et métalliques différentes. Un portable contient 63 % de matières plastiques et des métaux de toutes sortes. Nickel, zinc, fer, cuivre….  Ces mines dévastent souvent le paysage, polluent localement le sol et l’eau. Les minerais sont ensuite purifiés, raffinés et transportés.

Toutes ces opérations consomment de l’énergie, produisent des déchets et dégagent du CO2 qui renforcent l’effet de serre et des gaz qui attaquent la couche d’ozone. Enfin, l’utilisation de métaux rares appauvrit des réserves non renouvelables déjà très limitées. Elle n’est pas en soi polluante mais c’est leur extraction minière, souvent dans des pays africains, qui l’est : l’eau et les sols sont notamment contaminés par les métaux lourds utilisés. Rappelons qu’un téléphone portable compte plus de soixante métaux différents et une vingtaine peut être recyclée au maximum actuellement. Sans compter que seuls entre 16 % à 25% des téléphones portables rentrent dans un circuit de recyclage ; les autres sont soit mal triés, soit dorment dans les armoires de leurs propriétaires.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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