Centrafrique : Norwegian Refugees Council plaide pour le renforcement de la Minusca

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La directrice régionale de l’ONG, Marianne Irion, a appelé à la protection des civils souvent pris pour cibles dans les violences et au renforcement de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pour « éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile ».

« Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d’une meilleure protection de la population civile », a estimé Marianne Irion dans un communiqué. Elle a relevé que ce besoin de protection des civils doit se faire par un renforcement de la Minusca, qui compte déjà 10 000 hommes déployés depuis 2014.

La résurgence des violences en Centrafrique a conduit certaines voix à s’élever pour appeler à une action urgente. C’est le cas de 28 organisations de la société civile centrafricaine et internationale qui, le 6 novembre, avaient lancé un appel à plus de troupes pour la Minusca, dont le renouvellement du mandat qui doit être examiné ce 15 novembre au Conseil de sécurité de l’ONU, à New York. Ce renforcement a été également demandé dans un récent rapport au Conseil de sécurité par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, après une visite dans le pays en octobre.

Le renouvellement du mandat de la Minusca vise, outre une augmentation de ses contingents (900 militaires supplémentaires), à les rendre plus flexibles et mobiles pour contrer les menaces et les atteintes à la paix. La France a déjà soumis au Conseil de sécurité un projet de résolution à ce sujet. Une fois adopté, la force onusienne sera autorisée à déployer sur le terrain jusqu’à 11 650 personnes, dont 2 080 policiers et 480 observateurs militaires.

Depuis plusieurs mois, la Centrafrique subit une recrudescence de violences contre les civils et des affrontements entre groupes armés, avec en ligne de mire le contrôle des ressources naturelles et des zones d’influence. L’ONU estime que plus de 600 000 personnes sont déplacées dans le pays et 500 000 sont réfugiées dans des Etats voisins du fait de ces violences. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d’une aide internationale.

La Centrafrique s’est enlisée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition pro-musulmane de l’ex-Séléka, entraînant une contre-offensive de milices anti-balaka, prétendant défendre les chrétiens.

Source : adiac-congo.com

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