Centrafrique : le gouvernement et les groupes armés signent un accord de paix

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Après plus de dix jours d’âpres négociations, les autorités du pays et quatorze groupes rebelles ont approuvé, le 5 février à Khartoum (Soudan), un accord de paix sous l’égide de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies (ONU).

La signature de l’accord s’est déroulée en présence du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, de celui du pays hôte, le Soudanais Omar el-Béchir, et du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.

Pour le moment, aucun détail n’a été donné sur cette entente devant mettre fin au conflit armé en Centrafrique, même si dimanche dernier, le chef de la délégation gouvernementale avait confirmé que l’accord obtenu ferait l’objet d’une signature définitive, prochainement à Bangui, la capitale centrafricaine.

Ce texte, le huitième du genre, est le premier à être négocié directement entre le gouvernement et les principaux leaders des groupes armés centrafricains, après une année et demie de travail préparatoire sur le terrain par un panel africain qui a recueilli les différentes revendications.

D’après certaines sources, ce document traite de questions très délicates qui divisent largement la société centrafricaine, notamment l’amnistie; le partage du pouvoir; l’intégration des ex-rebelles dans les corps de défense et de sécurité. Le contenu du texte sera dévoilé, ce 6 février à Bangui, au cours d’une cérémonie solennelle de signature de l’accord à l’Assemblée nationale.

Rappelons qu’à la fin des négociations, le commissaire pour la Paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, a souligné que la République centrafricaine, pays membre de l’UA, devait « tourner la page sombre de son histoire et donner la possibilité aux enfants d’aller à l’école, que les citoyens puissent se soigner et participent au développement de leur pays ». D’après lui, cela devrait commencer par « le vivre-ensemble, le respect mutuel et la promotion des valeurs africaines ».

Depuis 2012, sept accords de paix ont déjà été signés sans qu’une réelle sortie de crise ait été trouvée dans un pays où les groupes armés contrôlent toujours environ 80% du territoire.

Pendant que les pourparlers de paix se déroulaient à Khartoum, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, le 31 janvier, de proroger jusqu’au 31 janvier 2020 l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine. La résolution 2454 a été adoptée à l’unanimité et cet organe invite tous les pays membres de l’ONU à continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher «la fourniture, la vente ou les transferts directs ou indirects à la République centrafricaine d’armements et de matériels connexes, ainsi que toute assistance technique et aide financière en rapport avec les activités militaires ».

Source : http://www.adiac-congo.com/

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