« CeniGate »: plusieurs voix s’élèvent pour préconiser des poursuites contre Nangaa et Basengezi

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« Les responsables de la CENI ont gonflé de 100 millions de dollars les coûts du contrat de la machine à voter… » d’après le communiqué du département du tresor américain du 21 mars 2019, révélant le cas de vols et corruptions incriminant Corneile Nanga et Norbert Basengezi, respectivement président et vice-président de la Commission Électorale Nationale et Indépendante (CENI), et Basengezi fils, conseiller en matière technologique dans le même organe. Depuis, plusieurs voix se levent pour exiger leurs démissions, arrestations ou poursuites.

La plate forme de la Lutte pour le changement LUCHA estime que ces allégations sont graves : « Le Trésor américain a déclaré que la CENI avait gonflé jusqu’à 100 millions de dollars le coût des machines à voter et mis en place des sociétés écran pour détourner des fonds. Ces révélations sont d’une gravité qui nécessite que le Procureur s’en saisisse et qu’une enquête sérieuse soit menée à l’encontre de Corneille Nangaa et tous ses complices. »

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« Après les allégations des corruptions faites contre lui par les USA, Nanga devrait démissionner et se mettre à la disposition de la justice. A dit Jean-Claude Katende président de l’Association Africaine de Droit de l’homme ASADHO.

George Kapiamba, le president de Association pour l’Accès à la Justice (ACAJ), recommande vivement au Procureur Général près la Cour de Cassation: « d’étendre son enquête en cours sur les actes de corruption à ceux imputés aux Président et Vice-président et conseiller de la CENI par le Département de trésor américain dans son communiqué de ce 21 mars 2019 »

Outrés Des cas révélés ci-haut, sur les réseaux sociaux comme sur d’autres espaces publics, la majorité des personnes au courant de cette actualité plaident pour des poursuites contre les personnalités qui figurent sur le communiqué du trésor américain.

Pour rappel, les Etats-Unis ont décidé jeudi 21 mars 2019, de geler les avoirs du président de la CENI, Corneile Nangaa, de son adjoint Norbert Basengezi et de son conseiller en matière de nouvelles technologies, Marcellin Basengezi , pour « corruption persistante » liée au processus électoral RDC. Ces sanctions prises par le trésor américain incluent l’interdiction de visa et celle à tout citoyen américain de collaborer avec eux.

Ils sont accusés de gonfler 100 millions de dollars sur les coûts du contrat de la machine à voter. D’après Washington, une partie de l’argent a servi pour l’enrichissement personnel des concernés, une autre partie pour des pots-de-vin, notamment versés à des juges de la Cour constitutionnelle pour qu’ils valident le report des élections. Le reste de l’argent aurait financé la campagne électorale d’Emmanuel Ramazani le dauphin malheureux du président sortant Joseph Kabila.

Source: http://www.mediacongo.net/

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