Céni : l’élection des gouverneurs fixée au 10 avril

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La centrale électorale a été obligée de revoir son chronogramme, à la suite du renvoi sine die du scrutin décidé par la réunion interinstitutionnelle présidée, le 18 mars, par le chef de l’Etat.

L’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs est fixée au mercredi 10 avril. La compilation des résultats est prévue du 11 au 25 avril et l’annonce des résultats définitifs aura lieu du 26 avril au 2 mai. Ainsi, en a décidé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en tant que pouvoir organisateur des élections par le biais d’un communiqué publié le 22 mars. La Céni fait savoir que cette nouvelle modification du calendrier fait suite à une série de consultations entreprises au lendemain de la réunion interinstitutionnelle, renvoyant à une date ultérieure la tenue de ce scrutin.

La Centrale électorale, indique-t-on, avait consulté quasiment toutes les parties prenantes dont le cabinet du chef de l’Etat pour enfin fixer le nouveau calendrier. Cependant, là où le bât blesse, c’est que les enquêtes du procureur général de la République enjoint par l’interinstitutionnelle d’investiguer sur les allégations de corruption ayant émaillé les sénatoriales sont en cours. Les auditions au niveau de la justice poursuivent leur bonhomme de chemin.

Si jamais ces enquêtes n’aboutissaient pas avant le 10 avril, cela posera un sérieux problème au niveau du corps électoral que constituent les députés provinciaux (Grands électeurs) dont beaucoup sont présumés corrompus et, donc, n’auront pas à exercer leur droit de vote. La Céni, quant à elle, espère que dans l’intervalle, ces enquêtes pourront avancer et que les premières sanctions seront annoncées afin de dissuader tous ceux-là qui seraient tentés de corrompre ou de se laisser corrompre.

Rappelons que toute cette situation est partie de la fronde menée par plusieurs militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social de Félix Tshisekedi. Ils ont manifesté, les 15 et 16 mars,  dans plusieurs villes du pays contre leurs propres députés provinciaux, accusés d’avoir été corrompus pour voter en faveur des candidats du Front commun pour le Congo, la plate-forme de Joseph Kabila, qui a raflé la majorité au Sénat.

Cette dernière modification du calendrier électoral intervient dans un contexte de remise en cause générale sur la compétence de la réunion interinstitutionnelle à prendre des décisions qui engagent la République. A ce sujet, des spécialistes du droit et autres constitutionnalistes se sont accordés sur le fait qu’elle n’est qu’un simple cadre de concertation sans aucun pouvoir décisionnel.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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