Caryl Sisto Obondoko Ellangui : « Derrière l’aumône, le donateur et le bénéficiaire obtiennent une bénédiction divine »

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L’auteur du livre « La puissance de l’aumône » s’exprimait ainsi lors de l’interview qu’il a accordée le 6 juin aux Dépêches de Brazzaville. Au cours de cet entretien, Caryl Sisto Obondoko Ellangui a montré l’importance de l’aumône et il est revenu sur les circonstances qui ont fait qu’il écrive ses deux premiers livres.

Caryl Sisto Obondoko Ellangui : « Derrière l’aumône, le donateur et le bénéficiaire obtiennent une bénédiction divine »Les Dépêches de Brazzaville : Combien de livres aviez-vous déjà dans votre répertoire depuis que vous vous êtes lancé dans l’écriture ? 

Caryl Sisto Obondoko Ellangui : Je suis à mon troisième livre, le premier s’intitule « Une maladie incurable  n’est pas la fin du monde » paru en 2013, le deuxième « Vous n’êtes pas stérile » paru en 2014. Deux livres qui accrochent avec un style de témoignages motivationnels. Et le troisième que je viens récemment de publier est « La puissance de l’aumône », livre écrit avec un style d’enseignement. Ce livre vient éclairer les lecteurs, les chrétiens et l’ensemble de la population sur un sujet que je constate négligé dans les milieux ecclésiastiques, notamment l’aumône ou l’assistance faite aux pauvres. 

LDB : Pouvez-vous nous rappeler brièvement les contenus de vos premières parutions ? Et quel a été le comportement de chaque ouvrage sur le terrain ?

CSOE : Mon premier livre relatait une expérience douloureuse en ce sens que moi-même qui suis l’auteur étais atteint d’un cancer. Ce livre rassemble donc les différentes périodes entre la découverte, l’acceptation et les trajectoires d’approches en vue de la résolution de ce problème, notamment la croyance en Dieu qui occupe une place capitale dans la guérison. Ainsi, ce livre permet de motiver des personnes qui souffrent non seulement du cancer mais aussi d’autres maladies à l’instar du diabète, vih et autres. Quant au deuxième livre, il est important de noter que « ne pas avoir d’enfants à l’instant T » ne veut pas dire que vous n’aurez jamais d’enfants durant toute votre vie. Donc pour avoir passé par là, je connais ce que peut ressentir une personne qui souffre de ce type de problème. Les gens sont un peu habitués à entendre parler de la stérilité féminine. Lorsqu’il s’agit d’une stérilité masculine, cela est souvent déstabilisant et touche à l’égo de l’homme. Certaines personnes soit le cachent soit évitent de communiquer sur le sujet. Par rapport au retour d’écoute que j’ai des lecteurs, les deux premiers livres sont écrits dans un style un peu particulier, direct avec une narration motivationnelle. D’où ces livres sont beaucoup acceptés par les lecteurs.   

LDB : Apparemment vous semblez être très fier de cette présente parution. De quoi parlez-vous là dedans et pourquoi cette joie de votre part ?

CSOE : Dans cette présente parution, il s’est agi d’une question d’actualité. « La puissance de l’aumône » qui traite de l’assistance faite aux pauvres de façon désintéressée. Mais je crois qu’en le faisant, on obtient toujours quelque chose même d’immatériel de la part de Dieu. Encore que la plus grande satisfaction étant de voir la personne qui était souffrante hier devenir heureuse aujourd’hui ou d’être guérie. Comme le dit la bible, il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Donc, derrière l’aumône, le donateur et le bénéficiaire obtiennent une bénédiction divine.    

LDB : C’est dire que désormais vous vous consacrerez plus à l’écriture qu’à d’autres choses, notamment à l’association des enfants orphelins que vous animez ?

CSOE : Écrire exige bien sûr beaucoup de discipline. C’est autant dire que  malgré mon emploi du temps parfois un peu chargé, je dispose souvent un  temps d’isolement où je peux avoir une inspiration pour écrire. Concernant la gestion de l’association, il y a des gens formés qui prennent le relai lors de mon absence.

LDB : Quelles sont les sources de vos innombrables inspirations?

CSOE : C’est le vécu quotidien. Il faut dire que l’on écrit que ce que l’on a vécu, ce que l’on appréhende mieux. Chaque jour qui passe, je me rends compte que Dieu m’a donné la capacité de me rencontrer avec des choses qui me motivent à écrire. En plus, la bible nous demande de plus évangéliser la parole de Dieu avec les moyens dont nous disposons.  

LDB : On dit de vous de quelqu’un qui apprécie rarement les critiques d’autres écrivains. Votre avis.

CSOE : Sans critique, on ne peut pas avancer. La critique n’est pas toujours négative. C’est vrai que si l’on touche votre égo, la première tendance sera de se replier. Si l’on vous critique, il y a forcément quelque chose de positif ou de moins améliorée et si vous comprenez cela de la sorte, vous vous améliorez   mieux encore.

LDB : Votre mot de la fin ?

CSOE : Mon mot de la fin, c’est de dire que « La puissance de l’aumône » ne serait être ma derrière parution.  Il y en aurait d’autres plus fortes. En plus, nous souhaiterons élargir notre association afin qu’elle aille au-delà des enfants orphelins car d’autres catégories de personnes vulnérables ont aussi besoin d’aides.

 

  

Légendes et crédits photo : 

Photo Adiac: Caryl Sisto Obondoko Ellangui répondant à la presse

Source : adiac-congo.com

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