Caravane du cinéma congolais : la deuxième édition commence dans deux mois

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L’expédition qui partira de Madingou à Edou, du 24 juillet au 4 août, est organisée par la société Pedroscopa du promoteur Massein Pethas, avec le soutien du consulat général de France à Pointe-Noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La caravane du cinéma congolais bénéficie du patronage du ministère des Arts et des lettres. Elle a pour but de faire découvrir à tous les habitants du pays en général et des localités parcourues en particulier, de manière festive et conviviale, chaque soir, des projections gratuites des films congolais. Ces manifestations sont ponctuées d’animations musicales, permettant au public d’échanger avec les réalisateurs après les projections.

Si l’année dernière, la caravane est partie de Pointe-Noire pour Madingou en faisant des escales à Hinda, Les Saras, Dolisie, Loudima, Nkayi, la deuxième édition partira de Madingou à Edou, avec des escales à Sibiti, Moussanda, Mindouli, Brazzaville Ngo, Gamboma. « L’ensemble du voyage fera l’objet de reportages quotidiens au plus près des évènements qui permettront à tous les téléspectateurs du pays de suivre le parcours de la caravane et de réaliser un véritable documentaire intitulé « Les Aventuriers du cinéma perdu 2″. Un documentaire qui relate dans les moindres détails toutes les pérépéties de cette aventure qui alllie à la fois découverte et tourisme », a dit Massein Pethas au cours d’une conférence de presse animée le  1er juin à l’Institut français du Congo en compagnie de Jean-Luc Delvert, consul général de France à Pointe-Noire, et Sébastien Kamba, le premier cinéaste congolais.

Aussi a-t-il annoncé à l’assistance la création du Pacte (Plan d’action pour un cinéma terre à terre) dont l’ambition est de constituer un fonds de soutien au cinéma qui porte le nom du premier cinéaste congolais,  Sébastien Kamba. « Ce projet ambitieux souhaite, d’une part, œuvrer à la construction de salles de cinéma dans les douze départements équipées d’appareils de projection et d’un banc de montage avec  droit de regard des collectivités et,  d’autre part, susciter les productions locales qui seront annuellement mises en compétition lors d’une émulation afin de les promouvoir à l’échelle nationale et internationale. Une partie des fonds collectés sera affectée à un fonds de garantie pour les productions de cinéastes congolais », a dit Massein Pethas.

De son côté,  M. Niambi, directeur régional de la fédération des Mucodec à Pointe-Noire et au Kouilou, a expliqué les aspects techniques du fonctionnement de ce fonds que sa structure a bien voulu héberger.  Jean-Luc Delvert, qui dès la première édition soutient l’initiative, a souhaité qu’elle se pérennise à l’avenir. C’est aussi l’avis de Jean-Louis Banthoud, directeur de cabinet du préfet de Pointe-Noire qui a dit que le département ne menagera aucun effort pour accompagner la caravane du cinéma congolais. Après avoir fait la genèse du cinéma congolais, Sébastien Kamba croit en son avenir avec des jeunes cinéastes talentueux et ambitieux. À la fin de l’activité, Albert Mbemba, journaliste, témoin oculaire de la naissance de la télévision congolaise et du cinéma congolais, a fait une évocation de ces deux grands moments historiques.    

Légendes et crédits photo : 

Massein Péthas lors de la conférence de presse/ Crédit photo DR

Source : http://www.adiac-congo.com/

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