Cantines scolaires : nécessité d’introduire une composante locale

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Réunis récemment à Brazzaville à l’occasion du premier forum national sur l’alimentation scolaire, les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce programme au Congo ont formulé plusieurs recommandations.

Les assises ont été placées sur le thème « Stimuler les ressources nationales et promouvoir la production locale pour la pérennisation des cantines scolaires au Congo ». Elles ont mis, autour d’une même table, les parties prenantes concernées par la Politique nationale d’alimentation scolaire. Ainsi, les participants ont suivi deux communications, à savoir le « Programme d’alimentation scolaire au Congo avec l’appui du Programme alimentaire mondial » et le « Diagnostic des cinq piliers du Saber pour le Congo ».  

Après ces échanges, les participants se sont regroupés en panel où ils ont débattu du « Financement durable du programme d’alimentation scolaire » et de la « Production locale et mécanisme d’approvisionnement du programme d’alimentation scolaire ». Le dernier panel a échangé sur « La participation communautaire, pérennisation du programme d’alimentation scolaire ».

Des recommandations

À l’issue des travaux, une série de recommandations a été formulée. Il s’agit, entre autres, de renforcer la synergie gouvernementale en tenant compte du caractère transversal de la problématique de l’alimentation scolaire ; financer de manière régulière le programme d’alimentation scolaire par le gouvernement ; alléger et/ou diligenter les procédures de décaissement des fonds du gouvernement ; valoriser les produits locaux. Les participants ont également recommandé d’assurer la couverture nationale en cantines scolaires ; d’impliquer tous les acteurs dans la gestion des cantines scolaires ; de former tous les acteurs impliqués dans la gestion des cantines scolaires ; d’affecter les enseignants en nombre suffisant ; de limiter la mobilité des enseignants-gestionnaires des cantines scolaires.

Pour la bonne exécution du programme, les différents acteurs devraient également systématiser le suivi-évaluation des cantines scolaires ; diligenter le fonctionnement de la direction de l’alimentation scolaire ; élaborer les guides pratiques de gestion des cantines scolaires ; lutter contre le détournement des vivres par les acteurs locaux. Les autres suggestions ont porté sur la dotation des cantines scolaires en farine fortifiée composée de maïs, riz, soja et arachides enrichis en fer et en moringa ; la promotion de la pratique d’hygiène et d’assainissement ainsi que l’installation et/ou la réhabilitation des points d’eau potable et l’équipement des écoles en bacs à ordures.

 

Source : adiac-congo.com

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