CAN de handball Edith-Lucie-Bongo-Ondimba : Jean Claude Ibovi décèle des failles dans l’organisation

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Le Comité d’organisation a fait, le 9 novembre à Brazzaville, le point des préparatifs au ministre des Sports et de l’éducation physique. À trois semaines du début de la deuxième édition du challenge, le président de la Fédération congolaise de handball (Fécohand) a peint un tableau très sombre.

Jean Claude Ibovi a rappelé à Hugues Ngouélondélé les recommandations contenues dans le cahier des charges.  Il a indiqué que la Confédération africaine de handball avait demandé au Congo de bâtir une équipe efficiente, de créer les conditions afin que cette équipe bénéficie d’une préparation à la hauteur de la compétition qu’il abrite. L’objectif étant de terminer sur le podium.

 Selon lui, la Fécohand a posé les bases de cette préparation en faisant appel au manager général de nationalité française, Thierry Vincent.  Il a déploré que  l’Etat n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis de ce  technicien, lequel accuse déjà  trois mois de salaires impayés . « Aujourd’hui, on doit au staff technique. Il faut payer les trois mois de l’entraîneur. C’est contenu dans le contrat qui a été signé par les ministres des Sports et  des Finances  et moi-même », a révélé Jean Claude Ibovi, à la sortie de la réunion avec le ministre des Sports.

Chronogramme de préparation non respecté

Le retard du paiement du staff n’est pas le seul souci. Les difficultés financières n’ont pas permis à la Fécohand de respecter le chronogramme de préparation.  L’équipe nationale qui devrait se rendre à Hongrie pour mieux affûter ses armes n’a plus effectué le voyage. Le regroupement définitif entre les joueuses locales et celles de la diaspora tarde à se concrétiser pour la simple raison que  la Fécohand n’a pas les moyens pour faire venir ces joueuses de l’étranger .«  Nous avons pu trouver, avec le manager général, Thierry Vincent, les filles de bonne volonté en France et aujourd’hui, il faut les faire venir. Jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas les billets pour faire le regroupement définitif », a expliqué Jean Claude Ibovi.

Les filles évoluant au pays  se sont contentées d’un tournoi amical international regroupant le Congo, la République démocratique du Congo et l’Angola pour évaluer leur niveau. La Coupe d’Afrique des clubs champions qui s’est disputée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a été aussi un bonus dans la préparation car l ’équipe d’Abo sport est rentrée au pays avec une médaille de bronze. « Si avec Abo on a réussi, ce n’est pas avec l’équipe nationale qu’on ne peut pas réussir et à domicile », a souligné le président de la Fécohand  afin de mettre le gouvernement face à ses responsabilités.   

Les infrastructures posent aussi problèmes.  Dans le cahier des charges, les sites des compétitions, notamment le Palais des sports et le gymnase Nicole-Oba doivent faire peau neuve. Les vestiaires doivent être réfectionnés et les bancs de touche répondre aux normes, etc.  Jean Claude Ibovi a aussi dit son mécontentement sur d’autres manquements de la part des commissions. « Les cérémonials ne sont pas prévus, personne ne sait  celui qui va s’occuper des guides et tout est aux arrêts », s’est il plaint.

 Le calendrier de la compétition, a rappelé le président de la Fécohand,  ne peut pas être modifié sinon ce sera l’exclusion du Congo de toutes les compétitions de handball . «  Nous l’avons subi avec le basket, il ne faut pas le souhaiter avec le handball », a-t-il dit, promettant de toucher tout le monde pour faire bouger les choses. «  Nous allons solliciter une audience auprès du président du Sénat. Après, nous verrons le président de l’Assemblée et nous allons clôturer par le Premier ministre. On est obligé de toucher tout le monde », a promis Jean Claude Ibovi.

Légendes et crédits photo : 

Jean Claude Ibovi faisant le point des préparatifs/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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