Brèves

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Nigeria

Haruna Yahaya, un des jihadistes du groupe nigérian Boko Haram, a été condamné à quinze ans de prison pour sa participation à l’enlèvement, en 2014, de deux cent dix-neuf jeunes lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Handicapé avec un bras paralysé et une jambe déformée, l’homme de 35 ans a plaidé coupable, mais a demandé la clémence des jurés, pour avoir été « forcé à intégrer » le groupe jihadiste. Des centaines de membres présumés du groupe jihadiste nigérian Boko Haram ont commencé à comparaître, le 12 février, devant un tribunal installé dans une base militaire à Kainji, au centre du Nigeria, pour déterminer s’ils seront condamnés, innocentés ou envoyés dans des centres de réhabilitation.

Soudan du Sud

Le porte-parole des rebelles du Soudan du Sud, James Gatdet Dak, a été condamné à mort par pendaison, un an après avoir été expulsé du Kenya où il avait obtenu le statut de réfugié. L’accusé a été reconnu coupable de trahison et d’autres crimes contre l’Etat. L’ancien journaliste, qui a proclamé son innocence, a également été condamné à vingt-et-un ans de prison, une peine qu’il devrait purger avant son exécution. James Gatdet avait fui son pays et obtenu le statut de réfugié au Kenya d’où il a néanmoins été expulsé vers le Soudan du Sud en novembre 2016, en violation du droit international.

Gabon

Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, entame une mini-tournée régionale ce 13 février. Sans préciser la durée de ce déplacement, le président gabonais se rendra respectivement au Rwanda, en Angola, au Congo et en RD Congo. La visite de travail du président Bongo – président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale – dans ces pays entre dans le cadre des consultations régulières entre les chefs d’Etat de la région. Au cours de ce périple africain, les questions d’intégration sous-régionale, de sécurité, de terrorisme, de migrations et d’autres sujets internationaux d’intérêt commun seront au cœur des échanges entre le chef de l’Etat et ses pairs africains.

Tchad

Le pays a besoin de 544 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires en 2018. 4,4 millions de personnes (sur une population totale de 14,7 millions), soit près d’une personne sur trois, ont besoin d’assistance humanitaire cette année, selon le nouveau plan de réponse humanitaire lancé par le gouvernement tchadien et la communauté humanitaire. Ce plan a trois objectifs : sauver et préserver la vie et la dignité de la population affectée, réduire sa vulnérabilité à travers le renforcement de la résilience, contribuer à la protection de la population vulnérable et renforcer la redevabilité envers la population affectée. En 2017, le plan de réponse humanitaire du Tchad n’a été financé qu’à 43% (contre 53% en 2016), ce qui en fait un des dix plans les moins bien financés au monde. Début février de cette année, seulement 1,8% des 544 millions requis pour l’actuelle réponse humanitaire ont été mobilisés.

Centrafrique

Cinq personnes – deux chauffeurs, deux assistants et un passager – sont en procès en Centrafrique dans l’affaire des munitions et de la drogue découvertes fin janvier dans un camion affrété par une entreprise privée sous contrat avec l’ONU à Ippy, dans le centre du pays. Ils sont accusés de détention de munitions de chasse sans permis, de détention de chanvre indien et de stupéfiant. Le jugement a été mis en délibéré et devrait être prononcé ce 14 février. La mission de l’ONU (Minusca) avait annoncé, la semaine dernière, avoir découvert à Ippy plusieurs centaines de munitions de fusil de chasse et de la drogue, cachées dans un camion affrété par l’entreprise Ecolog. La drogue saisie était du « chanvre indien et du tramadol », un analgésique opioïde.

 		
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Source : adiac-congo.com

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