Bonne gouvernance: le secteur privé parmi les priorités

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Un état des lieux rigoureux sur le fonctionnement du secteur privé congolais, entendez l’ensemble des entreprises privées, s’impose au nouveau président de la République Félix Antoine Tshisekedi, avant toute chose dans le partenariat public-privé existant. C’est décidément là une urgence nationale car le secteur privé est un fort pivot sur la trajectoire de tout développement envisageable, tant qu’il demeure pourvoyeur de production de masse des biens et services et d’emplois.

Il est connu que le secteur privé se positionne dans tous les pays modernes comme le partenaire indispensable dans les choix des politiques publiques visant la recherche du bien-être des populations. C’est donc, un des piliers de la fondation, tout autant que l’État, dans la quête du développement qualitatif pour l’amélioration des conditions de vie des populations respectives.

Au Congo-Kinshasa, il est venu l’heure de savoir que le secteur privé congolais est totalement bancal par la faute de certains opérateurs économiques qui y exercent. D’où l’importance d’en connaitre les vérités de terrain au cas par cas pour le toiletter.

Le point de départ obligé du nouveau président de la République et chef de l’État, devrait être celui de mobiliser, toutes affaires cessantes, les compétences et les experts nécessaires pour investiguer ce secteur en vue de mettre en lumière les vrais partenaires de l’État et les faux qui pratiquent, sans scrupules, la décadence de l’État congolais par la tricherie de divers ordres. Ces derniers pervertissent dangereusement les règles du jeu et rendent malsain l’environnement général du travail économique du pays.

Il est important de stigmatiser qu’il y a quelques années, un genre nouveau d’investisseurs et Entrepreneurs venus atterrir sans étique ni intégrité sur l’espace économique de la RD-Congo, envahissent déloyalement le terrain d’activités économiques.

Ils mettent ainsi à mal l’existence opérationnelle des autres qui pourtant exercent leurs activités depuis lors dans les limites de la loi en respectant la norme. Ceux-ci se distinguent d’ailleurs par un comportement exemplaire vis-à-vis de l’État. Mais le hic est qu’ils payent pour cela un fort prix pour exister tout en étant autant victimes de l’immoralité introduite dans ce secteur privé.

L’idée d’un état des lieux du secteur privé, ici réclamé, sera salvatrice de la dignité des travailleurs congolais aujourd’hui réduits à l’état d’esclavagisme qui ne dit pas son nom. De même, il donnera lieu à une compétition à conditions égales, mieux une concurrence loyale entre les opérateurs qui travaillent dans les mêmes branches respectives. Cela par de nouvelles règles qu’il va falloir établir rapidement. Le prochain gouvernement congolais doit, pour pouvoir se targuer de la bonne gouvernance, maitriser ce secteur privé dans son fonctionnement afin de ne pas passer à coté de vraies réalités de ce secteur.

Il faut dire concrètement que sous nos yeux à tous, le secteur privé congolais est caractérisé actuellement par des pratiques immorales que font certains opérateurs ,notamment le non-respect des lois, la sous-traitance utilisée à la ruse, le changement récurrent de raison sociale pour échapper aux impôts et taxes sans oublier la concurrence déloyale dans l’exercice de la même activité principale, branche par branche, y compris la production par un même opérateur au four et au moulin en détenant ainsi un pouvoir malhonnêtement exorbitant sur les autres concurrents.
Toutes ces pratiques qui enfreignent la loi pendant des années sont faites, curieusement, sans que les autorités aux différents paliers de pouvoir, n’y prennent conscience soit par ignorance expresse soit par complicité ou abstention coupable.

Cette situation provoque en effet un grand déséquilibre de moyens d’actions et de rapport de forces entre les opérateurs au détriment surtout, de ceux qui font l’effort de pouvoir respecter les lois du pays. Il est donc impérieux que le Chef de l’État, sur qui l’ultime espoir est porté, par sa vision avisée, évite au pays cette décadence en faisant d’abord une objection éthique sévère à cette catégorie des opérateurs économiques véreux qui veulent à tout prix fermer la porte de l’avenir radieux du peuple congolais. Ensuite, qu’il prenne rapidement des mesures pour redresser ce secteur en vue de sa réorganisation, en jetant de nouvelles basses de son fonctionnement harmonieux.

Source: http://www.mediacongo.net/

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