Bonn : des jeunes du Bassin du Congo se font entendre

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Pour donner une plus grande visibilité à leurs efforts, Marie Tamoifo, coordinatrice régionale du Réseau des jeunes pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Réjefac), a fait entendre sa voix, le 9 novembre, à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 23) à Bonn, en Allemagne.

Bonn : des jeunes du Bassin du Congo se font entendre« Des associations de jeunes dans le Bassin du Congo, en Afrique, aident des communautés rurales isolées à se développer tout en protégeant les forêts. Ces jeunes ont des actions de terrain qui sont souvent ignorées, peu connues », déclare Marie Tamoifo, également présidente de l’Association jeunesse verte du Cameroun (AJVC) dans un entretien à ONU Info.

Le Réjefac réunit des associations de jeunes des dix pays du Bassin du Congo (Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée Équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et Tchad). L’objectif est de promouvoir la participation effective des jeunes acteurs environnementaux aux prises de décisions dans la sous-région et « de contribuer à faire émerger dans la région un leadership de type nouveau, plus sensible et ouvert aux exigences du développement durable ». « S’agissant des actions de terrain, il y a des actions de reboisement, des actions de sensibilisation, d’éducation, de prise de conscience des jeunes. Il s’agit de renforcer le travail qui est fait par les gouvernements », souligne Marie Tamoifo.

Un programme d’installation de panneaux solaires

Au Cameroun, l’AJVC a développé depuis plusieurs années un programme d’électrification de zones rurales enclavées grâce à des panneaux solaires. Le programme a commencé dans quinze communautés-pilotes dans l’est, le centre et dans l’extrême nord du pays avec l’installation de panneaux solaires dans des maisons et des écoles. Une contribution est faite par la communauté elle-même, représentant 25 à 30% du coût. « Dans ces quinze communautés, on a formé 85 jeunes aux techniques d’installation solaire mais aussi à la méthodologie psycho-socio-organisationnelle », explique Marie Tamoifo.

Ces jeunes de la communauté, après avoir reçu une formation, font la maintenance des panneaux solaires installés. Ils développent ainsi une expertise. Pour l’instant, leurs services ne sont pas rémunérés et ne reçoivent qu’une petite indemnité. L’association a besoin davantage de soutien financier pour poursuivre ce programme. « Il y a eu plus de 100 demandes que nous avons reçues des villages et nous ne pouvons pas y répondre vu la modicité des moyens que nous avons. Et les jeunes qui sont formés aujourd’hui ont aussi besoin de vivre de cela pour pouvoir continuer ce travail qui a commencé », souligne Marie Tamoifo. Parmi d’autres actions de terrain menées par des jeunes dans la région du Bassin du Congo, la coordinatrice du Réjefac cite une initiative de plantation d’arbres par des volontaires au Congo et un programme au Rwanda centré sur l’artisanat et la conservation des ressources naturelles.

Une « caravane climatique » au Cameroun

Avant de venir à la COP 23, le réseau a organisé une « caravane climatique » dénommée « la COP chez nous » au Cameroun avec la participation des jeunes de dix pays de la sous-région pour montrer l’apport des organisations de jeunesse dans le développement durable et la protection de la planète. Des jeunes ont été désignés comme ambassadeurs climat. La « caravane climatique » a traversé la région de Douala, les zones côtières et s’est rendue jusqu’en Guinée Equatoriale. « Cela a montré comment on pouvait parler de l’aspect théorique et aller sur le terrain vivre les réalités de la conservation, des parcs, des conflits hommes éléphants », relate Marie Tamoifo.

OuvertE le 6 novembre, la conférence de l’ONU sur le climat a pour objectif plus d’ambitionS en matière d’action climatique, au moment où l’Organisation météorologique mondiale annonce que l’année 2017 devrait figurer au palmarès des trois années les plus chaudes enregistrées. La rencontre de Bonn, qui durera jusqu’au 17 novembre, intervient un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat.

Légendes et crédits photo : 

Le bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde Photo FAO/Giulio Napolitano

Source : adiac-congo.com

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