BEPC 2017 : des faux surveillants démasqués à Brazzaville et un centre supprimé dans le Pool

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114 006 candidats inscrits au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session de juin 2017, affrontent depuis ce 20 juin les épreuves écrites à travers le territoire national ainsi qu’en Chine, à Cuba et en Angola

 

La première journée du déroulement des épreuves du BEPC a été marquée, entre autres, par deux incidents dont l’incursion dans les premières heures de la matinée des miliciens Ninjas à Linzolo dans le département du Pool et l’existence des faux surveillants au centre du lycée Thomas Sankara. S’agissant de la situation de Linzolo, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, qui a lancé les épreuves au lycée Pierre Savorgnan de Brazza avant de visiter les candidats des sites du 31 juillet à Mpila, Pierre Ntsiété à Ouenzé et Thomas Sankara à Djiri, pense que tout est entré en ordre très rapidement.

 

« À l’heure où je vous parle, plusieurs élèves ont pu être exfiltrés ainsi que les membres du jury qui se trouvent pour certains à Nganga-Lingolo et d’autres à Brazzaville. Donc vous pouvez être rassurés qu’au regard des informations à notre possession, la situation de Linzolo a été très vite maîtrisée et nous espérons qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin des épreuves », a-t-il expliqué, précisant que les candidats de cette localité ont été transférés à Nganga-Lingolo.

En effet, les Ninjas Nsiloulous ont semé la panique aux environs de 6 heures à Linzolo, où ils ont voulu s’emparer des malles contenant les épreuves du BEPC  afin d’empêcher le déroulement de l’examen dans cette localité.  Une surprise pour le gouvernement qui estimait qu’au CEG de Linzolo les cours ont eu lieu jusqu’au dernier jour et qu’il n’y avait aucune inquiétude. « Lorsqu’à 6 heures nous avons eu cette information, nous avons déployé tout le dispositif sécuritaire. Les services de défense et de sécurité basés au niveau du département du Pool sont mis à l’ouvrage et ont réussi à repousser ces assaillants et ont récupéré les malles là où elles avaient été mises en sécurité », a-t-il poursuivi.

L’autre incident de la première journée semble être celui observé au lycée Thomas Sankara A et B où le ministre et sa délégation ont été accueillis à l’entrée de l’établissement par un groupe d’enseignants en majorité des femmes. Vérification faite, ces enseignants retenus pour la surveillance ont été purement et simplement écartés par les chefs de centre pour motif qu’ils sont arrivés en retard alors que ce n’était pas le cas. Certains d’entre eux ont été appréhendés avec des convocations falsifiées, ce qui laisse une voie aux interrogations. Lors de son passage au niveau de ce lycée, Anatole Collinet Makosso s’est fait aussi une idée d’un jeune arrêté du fait qu’il composait à la place d’une autre personne.

« Nous l’avions dit pendant le baccalauréat, le ventre mou nous semblait être la surveillance et vous nous avez vu être plus rigoureux que par le passé s’agissant des surveillants parce qu’il arrive que des responsables choisissent des surveillants in-situ qui ne sont pas ceux qui avaient été désignés par l’administration. Généralement, ce sont ces surveillants improvisés qui favorisent la fraude notamment dans les salles d’examen », a déploré le ministre.

Rappelons que les candidats ont planché en cette journée inaugurale sur les épreuves des mathématiques et d’Histoire-Géographie. La deuxième journée est réservée aux Sciences de la vie et de la terre ainsi que l’Anglais.

 

 

 

 

Source : adiac-congo.com

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