Beni: réouverture d’une structure de santé, fermée à cause d’Ebola

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Les activités de ce dispensaire, situé à Ndindi, avaient été suspendues par l’équipe de riposte contre Ebola, après y avoir enregistré quelques cas de personnes touchées par la maladie. Sur ordre du ministère de la santé, tous les biens, notamment les lits et autres matériels de soin avaient incendiés, afin de bien suivre la riposte à Ndindi, déclaré «Foyer de la maladie à virus Ebola».

Ce mardi 11 septembre 2018, l’équipe de riposte a doté cette structure sanitaire de lits modernes ainsi que d’autres matériels de soins. «Nous voulons dire à la population de Ndindi que la maladie à virus Ebola existe bel et bien dans cette contrée. Quelques cas ont été enregistrés dernièrement dans ce dispensaire, où même le responsable a été placé en surveillance. Ce qui nous a contraint à fermer le dispensaire pour bien suivre la riposte. Des cas de décès ont également été enregistrés dans cette structure…» a confirmé le docteur Ndjoloko Tambwe Bathe, directeur général de la riposte.

Les chambres du dispensaire désinfectées avant la reprise de travail

Le maire de la ville de Beni, Muhindo Bakwanamaha Modeste, s’est réjoui du fait que les soins de la population seront sécurisés dans cette entité suite à ce don. Pour ce faire, il a invité le personnel soignant à respecter les exigences de l’équipe de riposte. Le docteur Michel Tosalisana, médecin chef de zone de santé de Beni, a assuré que le personnel soignant va se soumettre aux consignes des autorités pour que les soins soient effectifs dans la zone de santé de Beni.

La résistance de la population retarde la fin de l’épidémie

En dépit des séances de sensibilisation contre la propagation de cette maladie, dans certains milieux, la population doute encore de l’existence de la maladie à virus Ebola. Le dimanche 09 septembre, 2018, la tension était vive dans le quartier Rwangoma de la ville de Beni, où la population s’en est prise à l’équipe de riposte pendant que celle-ci se préparait à  procéder à la vaccination , après le décès d’une femme, supposé à cause d’Ebola, à Kalongo-Maswata .  Des vitres du centre de santé de Rwangoma et des lavabos qui s’y trouvaient ont été cassés et des véhicules des humanitaires ont été caillassés par les manifestants. Le directeur général de la riposte contre Ebola, le docteur Ndjoloko, indique que l’épidémie aurait déjà  pu être maîtrisée si la population coopérait avec les experts de la santé.

Pour sa part, la société civile de la coordination urbaine de Beni, qui tente d’apaiser la population « hostile « , pense que les notables doivent aussi être impliqués dans la sensibilisation, car ayant la confiance de cette dernière.  De son côté, le comité urbain de sécurité annonce des mesures sévères à l’égard de ceux qui incitent la population à nier l’existence de cette maladie.

Toujours pas de rentrée scolaire à Mangina et Makeke

Déjà effective sur presque toute l’étendue de la république, depuis le 3 septembre dernier, la rentrée scolaire reste timide à Mangina, dans le territoire de Beni et à Makeke, dans le territoire de Mambasa, deux régions considérées comme épicentre de la maladie à l’Est de la RDC. Seules quelques écoles ont reçu des d’élèves. A l’institut Masimbembe, une grande école non conventionnée, seuls les élèves finalistes, en majorité, étaient aux cours.

Kizito Toronto, préfet des études de cette école, appelle les parents à envoyer les enfants à l’école afin dene pas retarder le calendrier scolaire et confirme que des dispositions nécessaires sont mises en œuvre pour lutter contre la contamination à Ebola. A Makeke, l’opération de prélèvement de température se poursuit bien avant d’entrer dans les salles de classe. Ce responsable d’école confirme détenir le dispositif d’hygiène fourni par le gouvernement congolais et ses partenaires.
Cette situation est due au fait que de nombreux parents redoutent que leurs enfants soient contaminés suite à l’épidémie d’Ebola.

Source: http://www.mediacongo.net/

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