Beni : panique sans précédent après une attaque des rebelles ADF à Mavivi-Ngite

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La psychose a de nouveau gagné la population de Beni après incursion des rebelles présumés de l’Alied Democratic Forces (ADF) dans la localité de Mavivi-Ngite. Les assaillants y ont fait une irruption le samedi 09 juin 2018 dans la soirée.

D’après les témoignages recueillis sur place, ces criminels venaient de Ntoyi et Masulukwede, à l’Est de la localité attaquée. «Ils ont fait crépiter plusieurs coups de balles, qui ont plongé la population dans une panique sans précédent. Les maisons se sont vidés de ses habitants. Boutiques, magasins et autres maisons de commerce ont été abandonnés par leurs propriétaires. Les rebelles ont systématiquement pillé cette localité. Avant que les Forces Armées de la RDC (FARDC) ripostent aux tirs de l’ennemi. N’eut était l’intervention de l’armée congolaise et onusienne, le pire serait vécu… », expliquent certaines victimes interrogées par MCN Team.

La société civile de la place dresse un bilan de cinq maisons d’habitation incendiées, 9 boutiques et magasins pillés ainsi que deux motos emportées. Une personne est morte le dimanche matin, car ayant piqué une crise lors des détonations des armes lourdes et légères pendant l’accrochage entre les deux forces. Une fille d’environ 9 ans a été touchée par balle à la jambe et poursuit les soins de santé à centre de santé de Mavivi, a indiqué cheik Jamali Musa de la société civile.

Cette attaque est la quatrième dans cette même localité du secteur Beni-Mbau. Face à des attaques répétitives contre cette localité, plusieurs familles ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles pour les familles d’accueil dans des zones supposées sécurisées, sans assistance aucune.

Au moins 1400 ménages déplacés de la zone

La société civile plaide pour un plan de contingence du gouvernement sur la situation alarmante des déplacés de guerre dans des zones victimes de l’activisme des ADF. Pour Javier Kasahiryo président du Conseil territorial de la jeunesse de Beni, un état de lieu doit être fait en urgence pour résoudre ce problème. « Même si on disait à la population de rentrer dans la zone, elle va habiter où ? Que l’Etat vienne en aide à ces déplacés. Ils sont dépouillés de tout. Les assaillants emportent tout ce qu’ils veulent et incendient le reste. Cette zone doit être déclarée sinistrée. Quel plan de contingence et d’accompagnement a-t-on mis en place ? Les ministres de la Défense et des Affaires sociales doivent prendre leurs responsabilités en mains», a-t-il martelé.

Janvier Kasahiryo affirme qu’il ya une sorte de méfiance de la population envers l’armée et le gouvernement suite aux atrocités interminables.

Source: http://www.mediacongo.net/

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