Beni: des rescapés de l’attaque de Mukoko témoignent…

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Les personnes kidnappées lors des récentes incursions des rebelles présumés ADF dans certaines localités du groupement Bambuba Kisiki sont toujours sans nouvelles.

Quelques rescapés de la dernière incursion de cette localité située à 6 kilomètres d’Oicha, chef lieu du territoire de Beni, ont délié leurs langues : «Nous avons entendu des coups de balles. Nous nous sommes enfermés dans la maison. Dès leur arrivée, ils nous ont intimé d’ouvrir la porte. En l’ouvrant, ils nous ont fait asseoir par terre. Nous étions 6. Ils nous ont ramenés jusque vers leur camp. Moi j’ai réussi à m’échapper quand ils étaient un peu distrait et les 5 autres personnes y sont restées. J’ai passé nuit en brousse. Ils étaient habillés en soutane. Parmi eux des femmes et enfants. Les hommes étaient en majorité habillés en tenue militaire. Ils s’exprimaient en langues étrangères et kiswahili et disaient qu’ils vont continuer à nous tuer, car nous ne comprenons pas qu’il faut leur laisser Beni et Oicha. Par conséquent, ils vont continuer à nous égorger. Ils ont tué nos deux voisins en ma présence. Ils étaient très nombreux munis d’armes à feu et blanches. Ils ont fait crépiter plusieurs balles. Ils avaient des mégaphones et nous appelaient d’ouvrir des portes, sinon ils vont tuer tout le monde», ont expliqué les rescapés de Mukoko.

Il sied de rappeler que vendredi 28 septembre 2018, ces présumés rebelles ADF ont fait incursion à Mukoko, une localité du groupement Bambuba-Kisiki, où 2 femmes ont trouvé la mort, trois personnes enlevées ainsi que quelques blessés.

Notons que cette déclaration semble coïncider avec celle de 13 autres otages des présumés ADF, rapportée le 20 novembre 2016. Ils avaient réussi à s’échapper lors d’une offensive des forces armées de la RDC sur la route Mbau- Kamango.

Alors qu’ils avaient transmis ce message aux FARDC, le porte-parole militaire de l’opération Sukola 1, le capitaine Mack Hazukay (lieutenant à l’époque ), avait indiqué; « Ce n’est pas à l’armée de faire la propagande de l’ennemi. Nous ne pouvons pas faire l’apologie du crime que l’ennemi est entrain de commettre. Nous pensons que c’est une propagande et nous sommes une armée régulière. Tous ceux qui sont entrain d’égorger les gens et tout les autres groupes armés, ce sont des forces négatives qui doivent être combattues comme telles. C’est une force négative qui n’a rien à imposer à la république. L’ennemi a voulu utiliser nos compatriotes pour véhiculer un message qui du reste ne tient pas debout. Ça n’a pas de sens. Si ces gens ont été récupérés, c’est parce qu’il y a eu pression militaire », avait déclaré le porte-parole de l’armée.

Source: http://www.mediacongo.net/

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