BCC : 1.191,87 million Usd de réserves de change au premier semestre 2018

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Les réserves de change se sont situées à 1.191,87 million de dollars américains au premier semestre 2018, correspondant à 5 semaines d’importations des biens et services. Aux six premiers mois de l’année, il est ainsi noté une accumulation de 347,86 millions Usd par rapport à fin décembre 2017. C’est ce qu’a annoncé le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) et président du Comité de politique monétaire (CPM), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo. C’était au cours d’un point de presse qu’il a tenu le mardi 10 juillet à Kinshasa, à l’issue de la sixième réunion ordinaire du CPM.

Au cours des échanges, les membres du CPM ont noté entre autres la pérennisation de la stabilité sur le marché de change. Stabilité obtenue depuis le second semestre 2017, sur fond d’une bonne coordination des politiques budgétaire restrictive et monétaire accommodante. Ainsi, en juin, le dollar américain s’est négocié à 1.625,67 CDF à l’indicatif et à 1.647,00 au parallèle. Ce qui induit une légère dépréciation mensuelle de 0,29% et une légère appréciation mensuelle de 0,05% sur les deux segments respectifs du marché.

Evoquant la succession d’inaugurations de différentes infrastructures par le président de la République, Joseph Kabila Kabange, Deogratias Mutombo a indiqué qu’il s’agit là d’un signe éloquent de l’engagement de la République démocratique du Congo dans la marche vers son émergence économique. « L’inauguration par le chef de l’Etat ces derniers mois, des infrastructures dans notre pays, est un signe éloquent de l’engagement de notre pays dans la marche vers l’émergence économique et sociale. Les infrastructures, qu’elles soient les routes, les rails, les ports, les aéroports, les édifices publics, l’eau et l’électricité constituent la base économique de tout mode de production. Je peux même affirmer que les infrastructures constituent la base économique de toutes les combinaisons possibles de facteurs de production », a affirmé Deogratias Mutombo.

La combinaison de ces facteurs de production, soutient-il, ce n’est pas simplement en accumulant le capital de travail, mais en les combinant de la manière la plus efficace possible. Et lorsqu’on dispose des infrastructures, on peut combiner de la manière optimale les facteurs de production. Ce qu’il faut retenir, a renchéri Deogratias Mutombo, c’est que les infrastructures qui doivent être considérées comme les supports matériels de toute activité économique de production, contribuent à améliorer la productivité globale des facteurs de production. Et la productivité globale des facteurs de production reflète la capacité d’un pays à créer de richesses.

S’agissant des Finances publiques, l’exécution des opérations financières de l’Etat au mois de juin s’est soldée par un léger excédent de 3,7 milliards de CDF consécutif aux recettes de 539,0 milliards de CDF et aux dépenses de 535,4 milliards CDF.

Comparé à la période correspondante de 2017, où le Trésor avait enregistré un déficit de 35,7 milliards de CDF, ce solde s’est amélioré de 39,4 milliards CDF.

De même, le solde cumulé au 1er semestre 2018 renseigne un excédent de 546,3 milliards CDF, soit une amélioration de 654,0 milliards CDF par rapport au déficit enregistré à la période correspondante de 2017.

Sur le marché des biens et services, le mois de juin 2018 a été marqué par une décélération de l’inflation en rythme mensuel dont le taux est ressorti à 0,251 % contre 1,194 % le mois précédent. En cumul annuel, le taux d’inflation s’est établi à 5,206% contre 20,766 % à la période correspondante de 2017. Considérant ainsi la même tendance, l’inflation attendue à fin décembre 2018 serait de 10,684 % contre un objectif optimal à moyen terme de 7,0%.

Source: http://www.mediacongo.net/

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