Bassin Congo-Oubangui-Sangha : réalisation d’un état des lieux des ressources en eau par la CICOS

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Dans le but de faire de l’eau un réel facteur de développement durable et de croissance, une étude vient d’être réalisée sur l’état des lieux des ressources en eau de la sous-région d’Afrique centrale.

Cette étude a été finalisée en juin 2015, après une longue approche participative, en exploitant et mettant à jour lorsque c’était possible l’énorme source d’information constituée par le Plan d’Action Stratégique (PAS) 2010.

Ce document présente les grandes caractéristiques des ressources en eau du bassin et de leurs usages, ainsi que les acteurs concernés. Il présente surtout une analyse des enjeux et des défis liés à la valorisation, la préservation de l’eau et des ressources connexes.

Le résumé essentiel des conclusions de l’état des lieux est que l’eau dans le bassin du Congo est abondante et encore globalement de bonne qualité ; le support d’un environnement riche et diversifié ; très sous exploitée pour des raisons bien plus liées à la gouvernance, à la gestion et aux infrastructures qu’à la disponibilité de la ressource ; déjà menacée pour certains usages (la navigation surtout) par les impacts du changement climatique.

D’une façon plus détaillée, dix enjeux sectoriels majeurs sont identifiés dans le bassin parmi lesquels la hausse des taux de desserte (approvisionnement en eau potable et assainissement), qui est l’enjeu qui préoccupe le plus les populations dans leur vie quotidienne, et qui est peut-être le plus visible pour tous ; l’augmentation de la production hydroélectrique et son accessibilité pour la majorité de la population ; le taux d’accès de la population à l’énergie électrique est de l’ordre de 20% dans le bassin et de 3% en RDC.

Le développement de l’irrigation actuellement est perçue comme un luxe peu utile sauf dans certaines zones dans les parties hautes du bassin. Elle va cependant devenir progressivement indispensable pour deux raisons : suivre la croissance de la population et la demande alimentaire concomitante, et de deux s’affranchir du risque de plus en plus fréquent d’épisodes climatiques extrêmes pouvant mettre les cultures en péril et que les agriculteurs n’ont pas connus jusqu’à présent.

S’agissant du développement des capacités de transport fluvial, on pourra dire qu’il est sérieusement menacé par les impacts du changement climatique sur l’Oubangui et la Sangha, sur le Kasaï aussi, mais d’autres pesanteurs le limitent, qui relèvent des infrastructures et de leur gestion. Or le transport fluvial sur le fleuve Congo est l’épine dorsale du transport multi nodal indispensable à toute la vie économique dans le contexte géographique particulier du bassin, (…).

Les modalités du financement de la CICOS

La Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) est actuellement financée par une combinaison de la Taxe Communautaire d’intégration (TCI) de la CEMAC, d’une contribution directe de la RDC et des appuis des partenaires techniques et financiers (PTF). Ce mécanisme de financement doit être réexaminé en vue de le rendre plus simple et plus stable, en particulier avec la perspective de la révision des relations entre la CEMAC et la CICOS et de l’intégration à la CICOS de nouveaux Etats membres.  

 

Source : adiac-congo.com

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