Banque mondiale : David Malpass succédera à Jim Yong Kim le 1er février 2020

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C’est lui. David Malpass, le sous-secrétaire aux Affaires internationales au département américain du Trésor, est le successeur de Jim Yong Kim qui quitte la présidence de la Banque mondiale. Ce loyaliste de Trump devra prendre les commandes de la Banque mondiale au 1er février 2020.

En effet, le candidat de la Maison Blanche à ce poste, David Malpass, s’est retrouvé seul dans la course. Le candidat libanais n’ayant pu finalement matérialiser sa démarche pourtant annoncée.

« Le conseil d’administration a reçu une nomination et annonce que cette personne sera considérée pour ce poste », a indiqué un communiqué officiel de la Banque, qui entend entériner cette désignation avant les réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) prévues du 8 au 14 avril 2019.

Auteur des critiques acerbes

Agé de 62 ans, David Malpass occupe actuellement le poste de sous-secrétaire au Trésor américain en charge des affaires internationales. Ce vétéran des administrations Reagan et George HW Bush a tenu des propos acerbes pour plusieurs politiques de la Banque mondiale.

En 2017, il a critiqué durement les institutions internationales, les jugeant dépensières, « pas très efficaces » et « souvent corrompues dans leurs pratiques de prêts » et s’est plusieurs fois interrogé sur la pertinence de soutenir des projets en Chine, par exemple, en dépit du poids de cet état devenu la seconde puissance économique mondiale.

« Il ne fait aucun sens que des pays à plus hauts revenus obtiennent des ressources de la banque, quand des pays plus pauvres pourraient en faire un meilleur usage », avait-il déclaré.

L’ascendance des Etats-Unis

Le poste du président de la Banque mondiale a toujours été une chasse gardée des Etats-Unis d’Amérique. Il est traditionnellement attribué à un américain selon un tacite partage des rôles qui veut que la direction de l’autre institution de Bretton Woods (le FMI), revienne à un européen. Ce n’est pas pour rien.

En effet, les États-Unis détiennent 16 % des droits de vote au Conseil d’administration de la Banque mondiale. Et pour devenir président de cette institution, le candidat américain doit obtenir l’approbation de ce conseil d’administration qui compte 25 membres.

Il y a lieu de rappeler que M. Jim Yong Kim devrait partir le 1er février 2020 pour rejoindre une entreprise impliquée dans des investissements d’infrastructure dans les pays en développement.

Cependant, dans le contexte de la guerre économique sans merci que se livrent Pékin et Washington, difficile évidemment d’occulter les éventuelles conséquences de cette nomination très politique. Ce choix s’inscrit par ailleurs dans la stratégie de sape des plateformes du multilatéralisme impulsée par Donald Trump depuis le début de son mandat.

Le président américain a plusieurs fois nommé à des postes-clés des personnalités très critiques, et retiré les Etats-Unis d’institutions et de traités internationaux, comme cela a été le cas avec l’Unesco, l’accord de Paris sur le climat, ou l’accord sur le nucléaire iranien.

Source: http://www.mediacongo.net/

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