Baccalauréat général 2019 : pas assez de candidats libres

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Dans le cadre de la lutte contre la fraude scolaire, les candidats libres qui se déplaçaient d’une localité à une autre pour permettre à d’autres personnes de passer les épreuves à leur place ont été mis à l’écart. Le nombre est donc passé de 22 898 en 2018 à 10 597 à la session de cette année, dont les épreuves ont été lancées le 18 juin par le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

Les épreuves du baccalauréat session de juin 2019 se déroulent normalement. 74 216 candidats passent cet examen d’Etat qui ouvre les portes de l’université, repartis en cent quatre-vingt-dix-sept centres sur toute l’étendue du territoire national.  « Les exercices qui constituent le sujet des mathématiques reflètent les notions étudiées en classe. Le fait que la première épreuve soit abordable donne de l’espoir pour la suite », a déclaré le candidat welson Mowele, lors du lancement des épreuves au lycée de la Révolution.

Après cet établissement, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation est passé par les lycées A. A Neto, Javouhey et Mafouta pour témoigner aux candidats le soutien du gouvernement en les mettant en confiance. « La capacité d’un pays à organiser le baccalauréat est la preuve de la stabilité de la gestion saine des secteurs sociaux dont celui de l’éducation », a fait savoir Anatole Collinet Makosso. Il était accompagné, entre autres, des présidents des Commissions éducation de l’Assemblée nationale et du Sénat, du préfet de Brazzaville, du conseiller spécial du président de la République à l’éducation…

A la Maison d’arrêt, cinquante-quatre candidats passent les épreuves dans les séries A et D. « En organisant les examens en milieu carcéral, le Congo donne la possibilité à tous les citoyens de continuer à apprendre, conformément à l’Objectif de développement durable n°4 à travers lequel les Nations unies appellent les Etats à garantir l’apprentissage aux citoyens tout au long de la vie », a indiqué le ministre qui se considère comme le premier des candidats en reconnaissant qu’il a lui aussi l’obligation des résultats.

Les candidats libres court-circuités

L’année dernière, 79 512 candidats se sont présentés au baccalauréat. Le chiffre est descendu à 74 216 cette année. L’écart est donc de 5 296 candidats. Ce nombre n’est pas une déperdition, mais plutôt le taux des candidats écartés. Selon le ministre, le travail de dénonciation sur la lutte contre la transhumance a porté ses fruits. Les choses ont été organisées de telle sorte que tout candidat libre se fasse enregistrer et immatriculer à la Direction générale de l’éducation non formelle. Celle-ci a eu la charge de s’assurer des conditions requises pour être candidat libre en tenant compte de l’âge notamment. Ainsi, les candidats qui avaient l’âge requis et qui réunissaient d’autres critères pour être candidats officiels n’ont pas pu se justifier.

« Ce sont les élèves qui fuient les établissements scolaires où ils ont fréquenté pour s’inscrire dans des écoles des autres localités où ils ne sont pas connus. De la sorte, ils se faisaient remplacer par d’autres personnes qui composaient à leur place », a expliqué Anatole Collinet Makosso.

C’est donc cette pratique frauduleuse qui a été stoppée et qui explique le fait que le nombre des candidats libres soit réduit de moitié cette année. Par ailleurs, l’instauration de la carte magnétique numérisée a permis de suivre les élèves depuis le premier trimestre afin d’éviter les inscriptions frauduleuses maîtrisées. Une manière de court-circuiter l’industrie de la fraude.

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a souhaité bonne chance aux candidats pour la suite du baccalauréat, tout en espérant avoir de bons résultats à l’issue de cette évaluation.

 

 

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Les candidats attendant le lancement des épreuves au lycée de la Révolution

Source : http://www.adiac-congo.com/

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