Au lieu de s’occuper de son gouvernement, Bruno Tshibala veut déstabiliser l’UDPS

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Deux événements significatifs risquent de salir la soit disant ouverture du congrès de l’UDPS au Centre Maman Mobutu situé sur la 13ème rue de Limete, côté industriel. Si d’une part, la majorité de l’opinion ne se retrouvera pas dans cette cérémonie, de l’autre, il y a les incidents survenus hier au siège social de ce parti situé sur la 10 ème Rue toujours à Limete, situé du côté résidentiel. Quelle coïncidence fortuite ! Au moment où l’on procède à la cérémonie d’ouverture du soit disant congrès, c’est alors que venus d’on ne sait où et obéissant à on ne sait quel ordre, des éléments incontrôlés ont tenté de placer des scellés sur les différentes portes d’entrée et de sortie de la permanence.

Selon des sources policières, c’est à l’arrivée du secrétaire général, Jean-Marc Kabund, que des individus se sont rués sur les portes d’entrée pour l’empêcher d’accéder au siège social. Ce faisant et pour éviter des accrochages sanglants, le secrétaire général est allé requérir des éléments de la Police pour remettre de l’ordre au siège.

Cependant, certains témoins oculaires ont reconnu des visages d’anciens partisans de l’UDPS, proches de Valentin Mubake et de Bruno Tshibala. Juste au moment où lui et ses amis se pavanent sur les différents médias de la capitale pour vanter le principal objectif de cette manifestation, à savoir la réconciliation, c’est le moment que choisissent les ténors du pouvoir Kabiliste pour l’humilier publiquement en lui collant l’image d’un démolisseur du parti qu’il prétend avoir servi durant des décennies. Comment peut-t-on d’une main prôner la réconciliation et de l’autre envoyer des éléments pour barricader le siège social du parti ? Un membre influent de la M.P. ne s’est pas empêché de s’exclamer : « Si Bruno Tshibala dispose encore d’un minimum de dignité et de courage politique, il devrait déposer hier soir sa démission à celui qui l’avait nommé à ce poste ».

Respect strict de la Constitution

D’autre part, en sa qualité de premier ministre, Bruno Tshibala devrait s’abstenir de poser des actes attentatoires et violateurs de la constitution et particulièrement la loi sur les partis politiques.

Son prédécesseur, Samy Badibanga a fait montre d’un courage et d’une honnêteté politique et intellectuelle en créant son propre parti politique, au lieu de se prévaloir d’une formation où il ne mettra plus jamais les pieds.

Par ailleurs, Bruno Tshibala, devrait se rappeler les multiples décisions auxquelles il avait lui-même pris part  pour exclure ou prendre acte d’auto-exclusion de certains membres ayant posé des actes similaires à ceux qu’il ne cesse de commettre depuis sa nomination controversée et cavalière à ce poste.

Il est intellectuellement malhonnête de se prévaloir de quelque chose sur laquelle l’on ne dispose d’aucune prise. Bruno Tshibala peut-il se rendre aujourd’hui au siège de l’UDPS pour communier avec les combattants comme il le faisait il y a dix mois ? A quel titre et en vertu de quel mandat se permet-il d’ouvrir le congrès d’un parti politique qui l’a exclu et en lieu et place de la hiérarchie existante, et officiellement reconnue. La loi sur les partis politiques interdit à tout membre de s’occuper de son parti politique durant tout son mandat au sein du gouvernement, pour rester impartial et au milieu du village en évitant le piège de la politique de deux poids, deux mesures.

Source : Media Congo

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