Assemblée nationale : controverse autour de l’inscription de Lokondo Yoka aux « non-inscrits » !

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Samedi dernier, l’Assemblée nationale a clos la constitution des groupes parlementaires. A la surprise générale, Henri-Thomas Lokondo Yoka, l’élu de Mbandaka, Vice-Président du regroupement politique « PALU et alliés » s’est inscrit au groupe des « non-alignés », c’est-dire les députés qui ne sont rattachés à aucun groupe parlementaire. Ce qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive.

D’aucuns ont même parlé de trahison vis-à-vis du regroupement  » PALU et Alliés ». Ceux qui tiennent ce discours doivent aller relire attentivement les trois textes ci-après, la Constitution du 18 février 2006, la loi électorale et le Règlement intérieur (RI) de la Chambre basse. On y voit que le statut du député « non-inscrit « , qui ne fait partie d’aucun groupe parlementaire est reconnu. Dès lors pourquoi entretenir une polémique inutile sur un acte posé légitimément par un député national conformément à la Constitution, à la loi électorale et au RI. C’est comme souffler sur les moulins à vent. Partant, Lokondo Yoka est libre de s’inscrire aux « non-inscrits  » tout comme au groupe parlementaire  » PALU et alliés « . Il a choisi la première possibilité, celles des  » non-inscrits  » et nul ne peut lui en tenir rigueur car il n’a violé aucune loi.

Le regroupement politique  » PALU et alliés  » ne perd rien du fait que Lokondo s’inscrit aux  » non-inscrits « . Au fait, c’est le même Henri-Thomas Lokondo Yoka avec sa liberté de parole et son indépendance d’esprit, le tout dans la rationalité. On ne voit pas comment le regroupement  » PALU et alliés » et même son groupe parlementaire va l’emprisonner. Au fond, Henri-Thomas Lokondo Yoka est parmi les rares députés nationaux qui utilisent à fond l’article 130 de la Constitution du 18 Février 2006. Celui-ci stipule que le mandat du député est non impératif. Ce qui veut dire que lorsqu’il siège, le député représente le seul peuple souverain qui l’a élu et non le parti politique ni le regroupement politique. En conséquence, il est interdit de donner, à l’élu, des injonctions de quelle que nature que ce soit. Raison pour laquelle lorsqu’il était membre de la MP, toujours inscrit aux  » non-inscrits « , Lokondo Yoka n’a pas mis sa langue dans la poche. On ne voit dès lors pas comment ce serait son appartenance au regroupement politique « PALU et alliés  » qui modifierait d’un iota cette réalité. L’homme, c’est bien connu, continuera sa prestation parlementaire de la même manière, avec la même indépendance d’esprit et la même liberté de pensée. Et ce, à l’intérieur ou en dehors du groupe parlementaire « PALU et alliés».

Pour une frange de l’opinion, Lokondo Yoka est sur une bonne voie et doit continuer sur la même lancée. La polémique suscitée par cette question est vaine. Car lors de la dernière législature, Lokondo a évolué comme « non-inscrit  » tout en étant membre de la MP. Il n’y a aucune incompatibilité. Il faudra bien éviter de faire l’amalgame entre un regroupement politique et un groupe parlementaire.

Le regroupement politique, c’est en dehors de l’hémicycle tandis qu’à l’intérieur ce sont les groupes parlementaires qui sont légalement constitués. Les regroupements politiques ne sont pas d’office transformés en groupes parlementaires. Loin s’en faut. Car il y a des conditions strictes qu’il faut réunir en termes du nombre des députés nationaux et l’adhésion est libre pour tout élu. D’où nul ne peut contraindre un député national à adhérer à un groupe parlementaire.

Source: http://www.mediacongo.net/

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