Alstom met sur les rails les premiers trains à hydrogène

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Le constructeur ferroviaire a séduit le land de Basse-Saxe avec son nouveau train régional Coradia iLint fonctionnant grâce à une pile à combustible. 

C’est une commande historique pour Alstom. Outre-Rhin le géant ferroviaire français -désormais marié au groupe Siemens- vient de signer un important contrat, d’un montant de 200 millions d’euros, avec le land de Basse-Saxe. Séduites par le dernier modèle du constructeur, baptisé Coradia iLint, les autorités locales ont fait l’acquisition de quatorze exemplaires de ce train à la motorisation inédite.

Dans une région où subsistent encore des lignes de chemin de fer non électrifiées, les vieillissantes locomotives diesel vont être peu à peu remplacées par les nouveaux trains d’Alstom. Beaucoup plus écologiques à l’usage.

À l’image de certaines voitures (Toyota Miraï, Hyundai ix35 Fuel-Cell, Renault Kangoo Z.E. Fuel-Cell, …) les rames Coradia iLint fonctionnent grâce à une pile à combustible alimentée en hydrogène. Un élément chimique particulièrement abondant dans l’univers mais produit, à des fins industrielles, par quatre procédés différents comme le rappelle l’IFP Énergies Nouvelles. 

Selon Alstom, ces trains pourront parcourir, avec un seul plein d’hydrogène, entre 600 et 800 kilomètres à une vitesse maximale de 140 km/h. En fonction de la configuration choisie par les opérateurs ferroviaires, le Coradia iLint pourra embarquer jusqu’à 300 passagers, dont la moitié voyageant debout. 

D’autres commandes à venir

Dans un communiqué, Alstom précise que la mise en circulation des premiers exemplaires, attendue début 2018, a été repoussée de quelques mois. Les premiers trajets commerciaux du Coradia iLint devraient donc intervenir à partir de décembre 2021 sur la ligne Cuxhaven-Bremerhaven-Bremervörde-Buxtehude. 

Le contrat conclu entre les autorités de Basse-Saxe et Alstom prévoit, en plus de la fourniture des quatorze trains, leur entretien et leur alimentation en énergie pendant 30 ans. Pour ce faire, le constructeur ferroviaire s’est associé au fabricant allemand de gaz industriels Linde. L’entreprise a été chargée de la construction et de l’exploitation de la station de distribution d’hydrogène. Un investissement, évalué à 10 millions d’euros, pris en charge par le gouvernement fédéral allemand.

Outre la Basse-Saxe, trois autres Länders allemands (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Bade-Wurtemberg, Hesse) ont manifesté leur intérêt pour ces trains de nouvelle génération.

Source : Media Congo

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