Alors que Zongo II venait d’être inaugurée : la situation des autres centrales hydroélectriques du pays inquiète

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La RD Congo, qui dispose d’innombrables cours d’eau lui permettant d’ériger des barrages hydroélectriques, a réussi à construire plusieurs centrales hydroélectriques, comme celles de Makobola, Katende, Mobayi et autres, dont les travaux sont pour la plupart arrêtés. A l’heure actuelle, le taux d’électrification du pays demeure faible, soit 9,6%. Et pourtant la vision du gouvernement congolais a toujours été d’accroitre ce taux de desserte en énergie électrique jusqu’à 32 % en 2030.

Mais le pays ne disposant pas de ressources financières suffisantes pour faire face aux besoins de construction de toutes ces centrales, un Code des Investissements et un Code d’Electricité ont été mis en place pour attirer les investisseurs privés vers ce secteur. L’Etat congolais a donc tout intérêt à  travailler pour mobiliser les moyens pour finaliser la construction de toutes ces centrales hydroélectriques. Cela bien que le président de la République a inauguré dernièrement la centrale hydroélectrique Zongo II, qui était en construction depuis 2012 par l’entreprise chinoise Sino Hydro.

Zongo II, située dans la province du Kongo central, est constituée de trois machines, dont chacune est en mesure de produire 50 MW. Elle possède, selon son constructeur, une puissance de plus de 150 mégawatts. Le coût total des travaux a été de 360.000.000 USD. Cette centrale va permettre l’amélioration de desserte en électricité sur toute l’étendue du pays, parce qu’elle sera connectée au barrage d’Inga.

Pas encore opérationnelle

Mais pour l’heure, la centrale n’est pas encore opérationnelle. Il faut alors procéder au transport du courant électrique et le desservir dans les territoires qui sont dans le besoin en électricité. Entre-temps, les spécialistes du secteur indiquent que la production d’électricité en RDC est passée de 1146 MW en 2000 à 1294 MW en 2008.

Une augmentation peu significative, ont aussi tenu à expliquer les experts. En RD Congo, l’électricité ne représente, en fait, que 2% de l’énergie consommée par les Congolais, malgré le potentiel hydroélectrique du pays. Sans électricité, difficile de développer l’industrie. Ainsi, la réhabilitation du secteur hydroélectrique demande de gros moyens.

Au niveau du ministre congolais de l’Energie, il faut mobiliser plus de 6,5 milliards USD pour stabiliser l’approvisionnement en électricité et éviter des coupures répétées dans le pays. Et pourtant, les infrastructures existent dans le pays, bien qu’elles soient inachevées.

La RDC possède le barrage hydroélectrique d’Inga au Kongo central, qui dispose d’une capacité actuelle de 2360 MW installés, mais ne fournit que 1300 MW, notamment à cause de la vétusté de ses installations. Le fleuve Congo avec son bassin à cheval sur l’Equateur, offre à la RDC un potentiel énergétique exploitable, évaluée à 100.000 MW, répartis sur 780 sites situés dans 145 territoires et 76.000 villages. Ce potentiel représente environ 37 % du potentiel total africain et près de 6% du potentiel mondial.

La situation énergétique des provinces se présente elle, comme suit : sur une puissance totale installée en RDC évaluée à 2.516 MW, la SNEL dispose d’un parc de production d’environ 2.416 MW, soit 96 % de la puissance nationale installée, constituée essentiellement des centrales hydroélectriques. Cependant, la production effective n’est que de 6.000 à 7.000 Gwh.

Les auto-producteurs se partagent les 100 MW restants de la puissance installée, soit 4 %. En dépit du potentiel énorme que regorge le pays, une bonne partie du territoire demeure sans électricité à cause de la vétusté des installations datant de la période coloniale ainsi que du manque de nouveaux investisseurs dans le secteur.

Source: http://www.mediacongo.net/

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