Alimentation : les œufs de table importés bientôt prohibés sur le marché national

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Avant de refuser l’autorisation aux importateurs de ramener en République du Congo les produits qui ne respectent pas les normes sanitaires, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Henri Djombo, a promis de se concerter davantage avec son homologue du Commerce.

Le mesure a été annoncée à l’issue d’une réunion de concertation avec les grands producteurs d’œufs des villes de Brazzaville et Pointe-Noire, qui dénoncent la concurrence déloyale.

Ces avicoles déplorent également la mauvaise qualité des œufs importés, source de beaucoup de maladies qui mettent en péril la santé de la population. Selon ces derniers, ces œufs viennent avec des dates de péremption de six mois, alors que la durée de vie d’un œuf « classe A », donc destiné à la consommation humaine, est de vingt-huit jours.

Conscient des conséquences des produits de mauvaise qualité sur la santé de la population, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage a, par ailleurs, appelé à leur responsabilité.

« Cette mesure ne pourra être prise sans votre participation et détermination à alimenter le marché local. Selon nos informations, la production actuelle des deux principales villes permet déjà de satisfaire la quasi-totalité de la demande intérieure. Si cette information est avérée, la seule décision à prendre sera d’arrêter les importations », a-t-il indiqué.

Craignant qu’il y ait pénurie d’œufs après cette décision, Henri Djombo a souligné : « Si la filière n’est pas encore capable, nous pourrons peut-être réduire de 30% ou même 99% les importations. Seulement, nous avons besoin de prendre des mesures d’autant plus que les produits importés ne sont pas toujours de bonne qualité ».

Rassurant le ministre de leur aptitude à alimenter le marché local de façon permanente en œuf frais, le compte du Cluster avicole, association des producteurs d’œufs, Rusty Guémbo, a soutenu qu’ils étaient confiants, grâce à leur production qui se chiffre à cent dix-huit millions contre la demande nationale annuelle qui s’élève seulement à quatre-vingt-quatorze millions d’oeufs. L’Etat devra aussi les accompagner à se procurer du materiel nécessaire pour cette filière, notamment la chaîne de froid pour conserver leurs oeufs dans des meilleures conditions. 

 

Légendes et crédits photo : 

Le ministre de l’Agriculture avec les aviculteurs

Source : http://www.adiac-congo.com/

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