Albert Yuma : « La seule captation des richesses que nous avons constatées est celle de nos partenaires »

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La problématique du contraste entre la richesse du sous-sol et l’extrême pauvreté dans laquelle vit un bon nombre des congolais ne laisse pas indifférente la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Dans une communication faite le jeudi 25 janvier à Kinshasa à l’occasion de la cérémonie d’échanges de vœux entre le conseil d’administration et autres membres de la FEC, le président du patronat congolais, Albert Yuma Mulimbi a élever la voix.

Pour le président de la FEC, des ONG en sont pour quelque chose dans la distillation de certaines fausses informations distillées dans l’opinion. « Vous ne devez pas vous laisser intoxiquer par ce que certaines ONG bien ou mal intentionnées, qui ne sont que les faux nez d’intérêts venus d’ailleurs, écrivent. On colporte que les causes de la sous perception de nos richesses minières seraient liées à la captation des richesses par une caste politique mal intentionnée. Je peux vous assurer que la seule captation des richesses que nous avons constatées est celle de nos partenaires qui nous privent des recettes nécessaires au financement de notre développement », a-t-il déclaré.

Le président de la FEC soutient qu’en excitant les opinions publiques mondiales et internationales, ces ONG détournent l’attention du déséquilibre structurel qui lie nos Etats à des investisseurs étrangers, parfois même appuyés par leurs propres Etats, pour la fourniture de ressources qui leur sont stratégiques.

Revenant sur certains passages d’un rapport publié par la Banque mondiale, préparatoire à la révision du Code minier congolais d’avril 2016, Albert Yuma a indiqué que « le choix de recourir à des multinationales exerçant dans le secteur formel n’a pas produit les retombées escomptées par l’État ». Et cela, soutient-il, tient aux limites du Code minier, à l’incapacité de l’administration de le faire appliquer et à recouvrer des recettes auprès des différents producteurs.

Alors que le potentiel de la rente des ressources naturelles en RDC est un des plus élevés au monde et en Afrique Subsaharienne, a-t-il fustigé, le pays affiche un des plus faibles niveaux de mobilisation des recettes.

Selon le président de la FEC, « les investisseurs étrangers ont davantage profité du boom du secteur des ressources naturelles à partir de 2007 que le gouvernement et les producteurs locaux ».

Source : Media Congo

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