Aires protégées : valorisation des ressources du parc national d’Odzala-Kokoua

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L’Unesco organise du 8 au 9 août, à Brazzaville, dans le cadre du projet CAWHFI (initiative pour le patrimoine mondial d’Afrique centrale), un atelier de restitution préliminaire de l’étude de faisabilité de la valeur universelle exceptionnelle du parc national d’Odzala-Kokoua.

 D’une superficie de 1354 600 hectares, le parc d’Odzala Kokoua est à cheval sur les départements de la Cuvette ouest et de la Sangha. C’est une aire protégée d’une évidence incontestable pour la protection de la biodiversité du Bassin du Congo et la lutte contre le changement climatique.  Ce parc est confronté à de nombreuses pressions liées aux activités anthropiques qui ont pour conséquences la recrudescence du braconnage, la construction de routes, l’exploitation minière artisanale, forestière et agro-industrielle.

Au vu de cela, une étude de faisabilité de la valeur universelle exceptionnelle du parc a été menée dans le cadre de l’initiative pour le patrimoine mondial forestier d’Afrique centrale, mise en œuvre par l’Unesco.

Selon le représentant de cette organisation onusienne, Richard Bouka, « l’Unesco et les pays membres ont élaboré une stratégie efficace, de référence favorisant la conservation de ces écosystèmes. Il s’agit de l’inscription des paysages sur la liste du patrimoine mondial, pour laquelle l’engagement de l’Afrique est encore mitigé ».

Le projet CAWHFI, financé par l’Union européenne, a pour objectifs de permettre d’une part, l’émergence d’un réseau d’aires protégées et des sites du patrimoine mondial reflétant l’exceptionnel patrimoine naturel du Bassin du Congo et, d’autre part, de protéger les paysages forestiers transfrontaliers du Cameroun, du Congo, Gabon et de la République centrafricaine.

La présente rencontre vise à renforcer les capacités des participants sur les principes de la convention du patrimoine mondial, accroître la prise de conscience, améliorer la compréhension et la connaissance de ces principes directeurs ; présenter les résultats préliminaires de la mission de terrain ; collecter les commentaires et propositions d’amélioration et échanger sur un calendrier potentiel ; élaborer une feuille de route consensuelle pour les prochaines étapes. 

Les participants amélioreront pendant deux jours leurs connaissances sur les notions et concepts de la convention du patrimoine, de processus d’inscription sur la liste du patrimoine mondial et les grandes étapes de la proposition d’inscription.

Ouvrant les travaux, le conseiller aux forêts et à l’industrie forestière de la ministre de l’Economie forestière, Marcel Moukissi, a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’Unesco et de l’initiative CAWHFI pour leurs contributions multiformes à la réussite de cet atelier. « J’ose croire qu’à l’issue des échanges interactifs et fructueux, les participants auront une meilleure maîtrise de la convention du patrimoine mondial et une bonne connaissance de la substance des résultats préliminaires de la mission de terrain », a-t-il dit.

La République du Congo compte depuis 2008 quatre sites inscrits sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco dont deux naturels et deux autres culturels. Il s’agit de l’ancien port d’embarquement des esclaves de Loango, du domaine royal de Mbé, du parc national de Conkouati-Douli et du parc national d’Odzala- Kokoua.

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille des participants

Source : http://www.adiac-congo.com/

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