Aires protégées : Identification de trois zones prioritaires en RDC

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La République démocratique du congo, deuxième poumon mondial continue à étonner plus d’un dans sa diversité de richesse avec les ressources du sol et du sous-sol.

Aujourd’hui, il est impossible de parler ou de se réunir dans le domaine environnemental sans associer la RDC qui a un mot à dire, bien que marginalisée dans les rencontres internationales par manque d’une bonne volonté politique.

L’on apprend de sources sures que  la République démocratique du Congo dispose de trois nouvelles zones jugées prioritaires qui  sont situées dans les provinces du Nord-Ubangi, du Lualaba et du Maniema.

Elles ont été déclarées  » zones prioritaires  » grâce aux résultats obtenus dans le cadre du Projet d’appui aux aires protègées.

Ces résultats ont été  dévoilés dernièrement  par le Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC), à Kinshasa, lors d’une réunion de validation des résultats dudit projet.

Selon  les experts, la première phase dudit projet  a été exécutée de 2011 à 2016 par WWF-RDC et l’Institut-congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui  d’un financement du ministère allemand de l’Environnement (BMU).

Le projet avait visé la production de l’extension du réseau national des aires protégées de la RDC.  » Il était question, au cours du projet d’accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs d’Aichi. C’est-à -dire, atteindre 15% de l’étendue allouée à la conservation sur l’ensemble du territoire national, conformément à la loi relative á la conservation, et 17% conformément á la Convention sur la biodiversité « , a indiqué les  résultats validés lors de cette réunion.

Les résultats valides lors de cette réunion, sont entres autre, les rapports d’évaluation des aires protégées visitées par le programme,  la carte du réseau des aires protégées,  les rapports thématiques (eaux douces, et services écosystémiques…) , le guide de création des aires protégées,  les protocoles de collecte des données ainsi que les bases des données des  aires protégées et la  faune.

 » Il faut retenir que nous avons travaillé seulement sur une dizaine d’aires protégées et quatre zones prioritaires sur le nombre qui existe. Il s’avère très important d’évaluer ces données pour s’assurer de la viabilité de ces aires protégées.

Ces résultats permettront á l »ICCN et ses partenaires d’entrevoir les nouvelles opportunités et faire des analyses de viabilité sur d’autres aires protégées pour améliorer et augmenter le réseau des aires protégées dans le pays « , a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF-RDC.

Pour sa part, le directeur du département technique et scientifique de l’ICCN, a signifié l’importance de capitaliser les données récoltées à la fin de cette première phase, pour réadapter le programme à long terme en tenant l’analyse et les  recommandations pour compte des recommandations de toutes les parties prenantes.

 » Les recommandations recueilles à l’issue de ces travaux prouvent nettement qu’il y a un travail très colossal á faire. Il nous faut une mobilisation des fonds pour étendre ce réseau et la mise en œuvre de la feuille de route adoptée « , a-t-il souligné.

Une équipe restreinte des experts de l’ICCN et de WWF, travaille  sur la validation de ces résultats, avant de passer à la deuxième phase sensée être opérationnelle et qui nécessite des financements conséquents pour l’extension du réseau des aires protégées de la RDC.

La RDC compte près de 101 aires protégées, dont seulement 58 y compris les jardins, sont gérées par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et 85 seulement ont des textes légaux.

Source : Media Congo

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