Agro-business : deux villes congolaises abriteront les premiers incubateurs de projets

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La ville capitale, Kinshasa,  et celle de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ont été choisies pour le démarrage de l’initiative.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’installation des deux incubateurs devrait intervenir d’ici à 2020, selon une annonce officielle du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), érigé en banque d’investissement industriel depuis février 2016. Cette structure a reçu la mission de redresser l’économie nationale en accordant des prêts remboursables aux grandes entreprises, institutions financières et autres institutions publiques. C’est ainsi que les premiers incubateurs de projets dans l’agro-industrie seront implantés dans deux villes très actives du pays, à savoir Kinshasa et Goma. Concrètement, ils vont permettre de promouvoir les projets innovants des jeunes entrepreneurs. Selon le FPI, le grand défi à relever consistera justement  à encadrer, outiller et financer les petites et moyennes entreprises qui évoluent dans l’agriculture et la transformation agroalimentaire.

Le FPI a prévu de mettre en œuvre tout un programme pluriannuel 2018-2020 qui sera financé à hauteur de 129,4 millions de dollars américains. Un peu plus de 10 % de cet argent, soit 19,4 millions de dollars américains, serviront à booster la promotion de l’entrepreneuriat féminin. L’on projette ainsi une nette augmentation du volume de l’appui financier en faveur des initiatives féminines. Au-delà, des ressources additionnelles seront mobilisées pour aider les entrepreneures à développer leurs affaires dans certains secteurs stratégiques, comme l’agriculture.

Pour les experts, la RDC a un besoin urgent d’insuffler un nouveau souffle dans sa production agricole. L’investissement soutenu dans ce secteur va permettre d’apporter de la valeur ajoutée. À la fin, l’idée est d’assurer une autosuffisance alimentaire du pays et d’exporter les produits locaux en Afrique et dans le reste du monde, au lieu de ne se contenter qu’à les importer. L’on comprend que le pays a dépassé finalement la barre du milliard de dollars américains d’importation des produits alimentaires. Une situation paradoxale pour un pays qui n’arrive plus à assumer sa vocation agricole depuis plusieurs décennies. La relance de la production nationale permettra de répondre durablement à un autre mal profond qui ronge la République démocratique du Congo. Cette démarche vient aider aux efforts actuels visant à encourager la consommation des produits locaux et donc à faire tourner une industrie nationale performante.         

Source : http://www.adiac-congo.com/

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