Agriculture: le Service National attend les appuis du Gouvernement

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A la découverte des étendues de champs réalisées par le Service national à Kakese, dans la province du Haut-Lomami, au mois de février 2018, sous le leadership du Général Kasongo, personne ne pensait qu’il pouvait aussi réaliser de telles performances, à la grande satisfaction de tout le monde.

Depuis la deuxième moitié du mois de mai, à mi-chemin de la récolte, des tonnes des sacs de maïs, estampiés « Service National, Centre de production Mzee Laurent-Désiré Kabila », ont déjà rempli un grand dépôt, soit plus de 400 tonnes de maïs. Un deuxième dépôt de mêmes dimensions est en pleine réfection.

Etant donné qu’il y a encore la moitié du champ à récolter, sans oublier le glanage dans les blocs déjà récoltés,  on doit s’attendre au total à plus ou moins 1000 tonnes. L’ambition est de produire plus de 1.000 tonnes, d’où la nécessité pour le Gouvernement de la République de donner au Service National les appuis qu’il attend pour faire mieux, maintenant qu’il se manifeste déjà la hausse brusque du prix du maïs sur le marché.

A Kakese, le seul tracteur trouvé qui avait échappé à la cannibalisation, a été réparé. Pour l’essayer, on avait  labouré quelques mètres, puis un hectare, dix hectares, jusqu’à deux cent-cinquante hectares aujourd’hui. Malgré l’impréparation, il n’était pas question pour le nouveau commandant, de passer outre l’orthodoxie de la pratique agricole.

Le choix judicieux de la semence, des engrais, le respect de la période de semi,… voilà qui est à la base du succès, de la réussite à laquelle on voulait bien voir les autorités gouvernementales se mêler en inaugurant la récolte.  Car, nourrir la population, devrait être la préoccupation majeure du gouvernement.

Quand le gouvernement torpille les efforts du Service National

On n’est pas étonné que le gouvernement à travers son ministre en charge de l’Agriculture, se mette au  travers des efforts du Service National en combattant le Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.  Au moment où, les ministres du Budget, Kangudia et celui des Finances, Yav Mulang, en dépit des difficultés, raclaient le fond de leurs caisses pour permettre au Service National de produire, le ministre de l’Agriculture lui, s’est tapé près de 60 millions de dollars Us pour un projet qui, non seulement ne démarre pas, mais aussi n’a aucune chance de démarrer.

Si dans ce domaine, des projets mort-nés ne surprennent plus personne, l’étonnant c’est la guerre que le ministre sortant de l’Agriculture a mené, continue à mener même parti du gouvernement contre le Commandant du Service National. Sans vergogne, il a promis au Général agriculteur, une guerre totale, notamment par des moyens maléfiques. Entendez, par des fétiches. Et pour ne pas être ridicule, comme on devrait s’y attendre, il s’est caché derrière une Société civile de Kasese qui chercherait le départ du Service National de leur village. Leur souhait serait de voir le Service National laisser la place au ministère de l’Agriculture qui serait propriétaire de cette terre de Kasese.

Et pourtant, tout le monde le sait, Kasese abritait la « Gécamines développement ». Sur recommandation des institutions de Breton Woods, la Gecamines avait abandonné tous ses départements de développement pour ne se consacrer qu’à l’exploitation minière. Lorsque le Chef de l’Etat, Mzee Kabila  crée le Service National, il attribue au nouvel organe, la concession de Kasese. Le Service National, en dépit des difficultés rencontrées, n’a jamais quitté Kasese.

On ne sait pas à quel moment, ce qui était propriété de la Gécamines, est devenue celle du  Ministère de l’Agriculture ?  Dans ce pays, celui qui attribue des terres, même pour l’usage agricole, c’est le ministère des Affaires foncières.  C’est lui qui récupère les concessions en cas de non mise en valeur. Pour information, la Gecamines vient de céder son domaine de Mulungweshi au Service National. Pourquoi ce domaine n’était-il jamais passé dans le patrimoine privé du Ministère de l’Agriculture, depuis que la  Gécamines ne l’exploitait plus ?

Halte à la distraction

Passer le temps dans la querelle avec ceux qui n’ont jamais appris à se mettre au service de l’intérêt public, serait céder à la distraction. Avec peu de moyens, le Service National a cultivé deux cents hectares de maïs. Pour la saison agricole à venir, c’est-à-dire, déjà à partir de juillet-aout 2019, le Service National projette de cultiver mille hectares de maïs. Pour ce faire, il ne demande pas mieux que l’attention du gouvernement.

L’Agriculture est une activité de précisions. On ne laboure pas n’importe quand et donc on ne sème pas n’importe quand. De même, si on veut un bon résultat, on n’utilise pas n’importe quelle semence et quels engrais. Il faut donc faire des prévisions, des provisions, pourquoi pas. Dans l’agriculture, l’argent donné très tard ne servira à rien, sinon à attendre la saison prochaine.

C’est donc maintenant que le gouvernement congolais doit donner au Service National les appuis qu’il attend pour faire mieux que les mille tonnes actuelles.  Il y a urgence avec la crise de maïs qui se manifeste déjà avec la hausse brusque du prix sur le marché.

Source: http://www.mediacongo.net/

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