Afrique : les Etats-Unis se posent en alternative à la Chine

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Wahington veut proposer une alternative à Pékin sur le continent, voire un contre-modèle plus avantageux pour les pays subsahariens, à l’heure de signer des contrats et des partenariats, a indiqué, le 15 mars à Kinshasa, le sous-secrétaire d’Etat en charge des questions africaines, Tibor Nagy.

« Il ne s’agit pas de remplacer les Chinois mais je pense que l’Afrique devrait avoir l’occasion de choisir ses partenaires », a déclaré Tibor Nagy, en réponse à une question lors d’une conférence de presse dans la capitale congolaise.

« Le modèle chinois c’est: vous apportez un contrat, vous signez, et nous, les pays africains, nous devons à la société cinq milliards de dollars », a-t-il développé.

« Il existe un autre modèle qui s’appelle financement en fonds propres (« equity financing »), qui ne creuse pas la dette du pays », a assuré le sous-secrétaire d’Etat, en tournée en Ouganda, au Rwanda, en République démocratique du Congo, avant de se rendre au Cameroun.

« Nous étions juste en Ouganda où une société américaine va construire une raffinerie en utilisant ce modèle. Le gouvernement ougandais est ravi parce que cela n’ajoutera rien à leur dette », a-t-il assuré.

Ancien diplomate en poste dans plusieurs pays africain, universitaire, Tibor Nagy s’est livré à cette démonstration en face du Congo-Brazzaville, capitale d’un pays en proie à de lourdes difficultés financières dont une partie de la dette est détenue par la Chine.

Les entreprises américaines « amèneront des jobs, l’emploi, car elles n’apportent pas leurs propres employés pour n’importe quel emploi un tant soit peu qualifié », a-t-il poursuivi.

Les sociétés américaines « emploient des gens sur place, procèdent à des transferts de technologie, elles ne participent pas à la corruption, elles sont très, très attentives à l’environnement », a résumé l’émissaire de Donald Trump.

« Je souhaiterais que les entreprises américaines s’installent dès aujourd’hui en Afrique, mais il y a un autre point qui est très important: nos sociétés ne sont pas publiques », a-t-il poursuivi, répondant à une question visant également les entreprises chinoises souvent détenues à 100% par l’Etat.

« Je ne peux pas ordonner à une entreprise américaine d’aller au Gabon ou en Gambie. Je peux les encourager très fortement, mais les sociétés américaines iront là où il y a des opportunités », a-t-il conclu.

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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