Afrique-Europe : une nouvelle histoire à reconstruire

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Un récent colloque tenu à Bruxelles a mis en exergue la nécessité, face à la concurrence chinoise, de repenser la relation économique entre l’Afrique et l’Europe.

Parallèlement à la Zone de libre-échange continentale, l’Afrique doit continuer à approfondir sa relation économique avec l’Europe. C’est tout le sens de la rencontre qui vient de se tenir à Bruxelles autour du thème « Afrique-Europe : créer de la valeur et construire un futur ensemble ». Au moment où la concurrence de la Chine offre une alternative dont on voit progressivement les limites au fur et à mesure du niveau d’endettement de certains pays africains, il convient de s’appuyer sur ce qui a été tenté pour renforcer l’histoire économique entre les deux espaces, mais aussi sur les chiffres actuels des échanges entre l’Afrique et l’Europe pour comprendre la pertinence de réfléchir à ce sujet en ce début de XXIe siècle.

Afrique-Europe, une longue histoire de construction dès 1957

Il faut en effet savoir que, dès la mise en place de la Communauté économique européenne à Rome en mars 1957, l’Afrique, alors essentiellement constituée de territoires colonisés, a été prise en compte dans le cadre d’un régime dit d’association qui concernait les pays et territoires d’outre-mer, et reposait sur des principes de libre commerce et d’aide au développement. Plus précisément, c’est l’ex-titre XVII, sur la coopération au développement en son article 130 U (actuel article 177), qui l’a régi. Que dit-il à titre essentiel ?

D’abord, « que la politique de la Communauté dans le domaine de la coopération au développement, complémentaire de celles menées par les États membres, favorise le développement économique et social durable des pays en développement et plus particulièrement des plus défavorisés d’entre eux, l’insertion harmonieuse et progressive des pays en développement dans l’économie mondiale, la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement » ; ensuite, qu’elle « contribue à l’objectif général de développement et de consolidation de la démocratie et de l’État de droit, ainsi qu’à l’objectif du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », tout cela dans un cadre où la Communauté et les États membres s’engagent à respecter les engagements et tenir compte des objectifs qu’ils ont agréés dans le cadre des Nations unies et des autres organisations internationales compétentes » ; enfin, en son ex-article 130 V (actuel article 178), la Communauté s’engage à « tenir compte de ces objectifs dans les politiques qu’elle met en œuvre et qui sont susceptibles d’affecter les pays en développement ». Et de poursuivre que, dans le respect de cette démarche, la Communauté peut agir à travers des programmes pluriannuels auxquels la Banque européenne d’investissement va contribuer (ex-article 130 W, actuel article 179). Précision importante : tout ce dispositif ne devait aucunement affecter la coopération avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique dans le cadre de ce qui deviendra la convention ACP-CE.

D’ici à 2050, l’Afrique doit créer plus de 20 millions d’emplois par an pour absorber la croissance démographique et l’arrivée sur le marché de l’emploi d’une population qui va doubler, à 2,5 milliards d’habitants. © ISSOUF SANOGO / AFP

Très naturellement, l’accession à l’indépendance d’un grand nombre de pays africains a conduit à la mise en place de nouveaux cadres de coopération entre le continent et l’Europe. De fait, deux conventions de Yaoundé ont été signées, la première de juillet 1963 avait prévu une aide financière et commerciale aux dix-huit anciennes colonies africaines, la deuxième de juillet 1969 avait porté sur le financement de projets avec une prépondérance de l’Afrique noire. S’est ensuivi l’accord d’Arusha de septembre 1969 pour qu’on assiste à l’intégration de trois États membres du Commonwealth dans la Convention de Yaoundé. Faut-il le rappeler, à ce moment-là, la Grande-Bretagne était loin d’être membre de ce qui était à l’époque encore la Communauté économique européenne. Avec la crise du pétrole des années 1970 et les turpitudes autour des cours des matières, les deux parties ont poursuivi la construction de leur relation privilégiée à travers les Conventions dites de Lomé, dont les deux premières, de 1975 à 1985, ont mis l’accent sur le développement industriel et rural autour de deux mécanismes, le Stabex (Fonds de stabilisation des recettes d’exportation sur les produits agricoles) et le Sysmin (Fonds de stabilisation des recettes d’exportation des produits minéraux). Objectif : compenser les baisses de recettes d’exportation des produits primaires avec, pour Lomé III (1985-1990), un fort accent sur la sécurité alimentaire et l’environnement, et l’introduction dans la Convention de Lomé IV et IV bis (1990-2000) du lien explicite entre la promotion des droits de l’homme et le développement.

Le tournant de l’an 2000 avec l’accord de Cotonou

L’entrée dans le XXIe siècle s’est accompagnée d’abord du recul donné par l’expérience du résultat de tout ce qui avait été mis en œuvre entre l’Afrique et l’Europe, mais aussi par les changements au niveau de l’économie internationale. Situation économique difficile, effondrement du bloc de l’Est, mondialisation galopante des échanges internationaux, sans compter les nombreux questionnements autour de l’aide publique au développement qui ont contribué à approcher autrement les relations entre les deux espaces au sein de deux groupes de pays, ceux de l’Union européenne et ceux des pays dits ACP pour Afrique, Caraïbes, Pacifique. C’est ainsi qu’a été conclu en 2000, et ce, pour 20 ans, l’accord de Cotonou, dont la particularité est, au-delà de la lutte contre la pauvreté, d’associer étroitement le dialogue politique et l’aide au développement en s’assurant de la participation de la société civile et des acteurs économiques dans le processus de développement, mais aussi en mettant l’accent sur une réforme profonde du système financier. C’est à ce moment qu’a été introduite l’idée de zones de libre-échange entre l’Union européenne et les pays ACP ou entre pays ACP, au regard des règles découlant de la mise en place de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui interdit toute discrimination entre pays en développement.

Entré en vigueur en avril 2003 après sa ratification par les 15 pays membres de l’UE (27 en 2007) et les 76 pays signataires, soit tous les pays ACP, à l’exception de Cuba, de la Somalie et de Timor-Est, l’accord de Cotonou a ouvert la voie à des négociations (jusqu’en décembre 2007) pour la conclusion de nouveaux accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne. Dès 2005, il a donné lieu à un nouveau traité reposant, d’un côté, sur le renforcement du dialogue politique, des références à la lutte contre le terrorisme ainsi qu’à la coopération dans la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive (ADM), aux violations des droits de l’homme, aux principes démocratiques, à l’État de droit et à la corruption pour la bonne gestion des affaires publiques, de l’autre, sur un pilier économique, le Fonds européen de développement (FED), désormais instrument principal de l’aide communautaire à la coopération au développement aux États ACP ainsi qu’aux pays et territoires d’outre-mer (PTOM). À titre indicatif, le 10e FED s’est élevé à 22,98 milliards d’euros pour la période 2008-2013. Autant d’éléments éclairants sur le sillon de la relation Europe-Afrique.

Un niveau d’échanges qui parle de lui-même

Au-delà, il y a les chiffres actuels. Et ils sont éloquents. Selon le FMI, L’Europe est le premier partenaire commercial de l’Afrique avec 36 % des échanges, soit 243,5 milliards d’euros en 2017, loin devant la Chine(16 %) et les États-Unis (6 %). Sur la même année, le secteur privé européen représente plus de 40 % des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique, soit 291 milliards d’euros, contre 7 % pour les États-Unis et 5 % pour la Chine. Mais il faut placer en pendant un autre chiffre significatif : à un horizon de 30 ans en avant, l’Afrique affichera un PIB équivalent à celui de l’Union européenne.

En outre, d’ici 2050, 1,2 milliard d’Africains seront engagés dans la vie active, sur une population de plus de 2,5 milliards d’habitants, soit un quart de la population active mondiale. D’ici cette date charnière de 2050, l’Afrique va porter sur le marché du travail environ 450 millions de personnes. Les projections estiment que l’Afrique pourra créer 250 millions. 200 millions d’emplois seront donc manquants. 200 millions de personnes qui n’auront donc pas de travail, avec tous les potentiels de déséquilibres et déstabilisations que cela suppose.

Selon Khaled Ben Jennet, directeur général d’AfricInvest Europe, « c’est là un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. On peut envisager ce phénomène de deux façons. Du côté des risques d’abord, les grands phénomènes démographiques pouvant dégénérer en problèmes sociaux et questions migratoires. On peut aussi y voir des opportunités qui auront des conséquences sur l’UE. L’Afrique est en train de se construire la même puissance économique que celle de l’UE. L’essentiel de cet effort sera issu de ce tissu entrepreneurial. La grande majorité de ces entreprises de 2050 ne sont pas encore nées. Il y a là une extraordinaire réserve de croissance. Si l’UE veut y prendre part et échanger avec ces potentiels, ce sera à travers ce tissu de PME et de start-up. »

En Afrique, 85 % des entreprises sont unipersonnelles. 14 % sont des PME et seulement 1 % sont de grandes entreprises. D’ores et déjà, 80 % des jeunes Africains se disent attirés par l’entrepreneuriat. L’Afrique est d’évidence le continent de l’autoentrepreneuriat.

De la nécessité de sortir du paradigme de l’aide au développement…

Quelque chose de l’ordre du changement de paradigme, sinon de la révolution copernicienne, semble se dessiner dans les relations Union européenne-Afrique. Cela était déjà perceptible lors du Forum de haut niveau Afrique-Europe en septembre 2018 durant lequel Jean-Claude Juncker a plaidé pour « une nouvelle Alliance Afrique-Europe » qui doit articuler les investissements autour de quatre axes : création d’emplois, éducation, environnement des entreprises, intégration économique et échanges commerciaux.

Une prise de conscience européenne de cette croissance africaine que certains, présents à cette conférence, désespéraient de voir se faire. À l’instar, par exemple, de Dominique Lafont, président de Lafont Africa et Africa Premium Investment, qui, de son expérience au sein du groupe Bolloré, se demandait combien de temps il fallait « pour que l’UE comprenne que l’Afrique était une urgence et une priorité ».

Jean-Claude Juncker (à gauche), président de la Commission européenne, et Paul Kagame (à droite), président rwandais, s’exprimant lors du dernier forum à haut niveau UE-Afrique à Vienne le 18 décembre 2018. © HANS PUNZ / APA / AFP

L’Afrique n’est donc plus le continent dont s’occupe le commissaire au Développement. Il s’agit de sortir du réflexe usé et éculé de l’aide, pour aller vers celui de la collaboration. Déplacer aussi le curseur du politique vers l’économie. Mais, pour cela, et les participants à cette conférence étaient unanimes, il faut accompagner les États africains à créer leurs propres outils juridiques et de financiers.

… et de s’arrimer à une Afrique conquérante et entreprenante

Les acteurs économiques présents à ce colloque ont été là aussi unanimes : il serait « catastrophique » de rater l’arrimage de l’UE à cette croissance africaine inédite. De fait, tout doit être mis en branle pour être en phase avec les marchés, produits et services mis en œuvre d’un côté comme de l’autre. Il faut dire que les obstacles et les freins restent nombreux dans cette relation économique et nécessitent un accompagnement approprié. C’est ce qu’ont défendu les personnalités de haut niveau qui y ont participé, en l’occurrence l’ex-Premier ministre de la République démocratique du Congo Matata Ponyo Mapon, la vice-présidente du Parlement européen, Livia Jaroka, le directeur général adjoint de la Coopération internationale et du développement de la Commission européenne, Koen Doens, le président du Comité Afrique du Medef international, Patrice Fonlladosa, le président d’Investisseurs & Partenaires, Jean-Michel Severino, le directeur général d’AfricInvest Europe, Khaled Ben Jennet, le directeur de l’activité expertise à l’international de Bpifrance, Vincent Di Betta, le co-CEO de HC Capital et cofondateur de Cosmos Retail, Hafeez Giwa, le fondateur et PDG d’Aldelia, Cédric Filet, et le CEO de Lafont Africa et Africa Premium Investment, Dominique Lafont. Comme solution, les organisateurs de cette rencontre, l’agence parisienne 35° Nord spécialisée sur l’Afrique et l’agence bruxelloise Lysios spécialisée dans les affaires européennes, ont mis en avant leur offre commune globale baptisée Eurafrica, dont l’objectif est d’accompagner les entreprises, les institutions, les organisations professionnelles, les associations et les fondations de part et d’autre pour faciliter les affaires grâce à une combinaison de compétences à même de poser une confiance durable entre les différents acteurs. Il faut dire que l’Afrique présente une certaine complexité qu’il convient de comprendre avant de mettre en œuvre ses actions commerciales. Autre point, les questions de profitabilité et d’intérêt général se rejoignent plus qu’ailleurs, ce qui se traduit par un recours à la fois au financement privé et à celui public. Les instruments juridiques et financiers disponibles aux investisseurs ne sont, pour le moment, pas très pertinents.

Le crédit, l’autre question d’importance

Autre point crucial, le crédit. Jusque-là, les entreprises européennes se contentaient de fournir du capital aux PME africaines. L’un des problèmes principaux de développement est l’accès au crédit. Les PME africaines fonctionnent beaucoup sur fonds propres et peuvent rarement recourir au foncier pour garantir le crédit. Reste alors le financement par la dette. Tout l’enjeu désormais est d’aider ces entreprises à avoir accès au crédit par la création de fonds de garantie.

Selon Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaires, « le mot “garantie” a été trop absent dans le passé. Les entrepreneurs africains n’ont pas assez accès aux crédits, car ils ne sont pas retenus comme crédibles quand ils montent ou développent leur entreprise. »

Cette situation renvoie à des questions et décisions macro-économiques à prendre, selon les panélistes présents à Bruxelles. Plusieurs pistes ont été évoquées, axes de réflexion qui vont du partenariat à créer entre la société civile et les entreprises à des plateformes qui permettraient une vraie écoute des besoins du secteur privé. Pas seulement des grandes entreprises, mais aussi des PME, voire du secteur informel.

Pour Vincent Di Betta, directeur de l’activité expertise à l’international de Bpifrance, « il faut penser local. Bien comprendre l’écosystème local pour que s’installe la confiance. Ce sera toujours le critère qui fera la différence. On investit dans des sociétés qui sont souvent familiales, donc on entre chez les gens. Il faut aussi s’assurer une présence panafricaine. C’est à ce double échelon qu’il faut agir. »

Un changement du business model de l’Europe vers l’Afrique s’opère donc, où il s’agit moins de transférer de l’argent que de construire un projet commun. Pour Patrice Fonlladosa, président du comité Afrique du Medef international, « l’arrimage Afrique-UE est fondamental ». « Dans le discours de Jean-Claude Juncker, le focus était mis sur les axes éducation, entreprises, travail sur le climat des investissements. Sur l’éducation, il faut développer le tertiaire, sous-estimé en Afrique, car 5 % seulement d’Africains y travaillent. D’autres outils peuvent être apportés à travers le crédit pour l’accès aux financements. En outre, les marchés nationaux sont parfois trop petits ; le travail doit se faire aussi sur l’intégration économique régionale », a-t-il indiqué. En effet, plus les pays sont intégrés régionalement, plus ils disposent d’outils juridiques communs qui facilitent les investissements.

L’Afrique, l’Europe… et la Chine

L’ex-Premier ministre de la République démocratique du Congo Matata Ponyo Mapon a rappelé lors de cette conférence que l’UE a toujours été très présente pour aider l’Afrique, notamment pour financer les processus de transition démocratique. Une implication politique qu’il faut coupler avec l’investissement économique. « Sans aide de partenaires étrangers et sur ses seuls fonds publics, l’Afrique pourra créer 250 millions d’emplois. Avec ces aides extérieures, ce chiffre atteint 500 millions. C’est là où l’Union européenne pourra aider, surtout pour les PME, qui représentent 90 % du secteur formel créateur d’entreprises » détaillera-t-il.

Mais si l’UE reste le premier partenaire économique de l’Afrique, lors du dernier sommet sino-africain, la Chine a précisé qu’elle injectera 60 milliards de dollars de plus dans le développement des pays africains. L’Europe n’est donc pas la seule à vouloir investir en Afrique. De terrain conquis puis acquis, elle entre désormais en terrain où la concurrence déjà rude sera toujours plus périlleuse. L’UE est, de façon évidente, concurrencée par des pays qui apportent leurs méthodes et savoir-faire.

Pour l’ancien Premier ministre de la RDC, les investissements et l’accès aux financements doivent constituer une priorité pour renforcer le partenariat dans le cadre de la nouvelle « Alliance Afrique-Europe ». © JUNIOR D.KANNAH / AFP

Autre phénomène qui vient bousculer les vieux réflexes et prés carrés, l’importance des diasporas. 75 % des entrepreneurs qui investissent sur le continent sont issus de ces dernières. Pour l’un des panélistes présents, c’est là « un vrai retournement, car ce sont des passeurs, ils ont les codes des deux cultures. Ils agissent en dehors de la vieille relation Françafrique. »

Sur le terrain, si l’UE peut apporter un encadrement juridique, favoriser l’assainissement du climat des affaires, elle le fera cependant selon des principes européens. Comme l’a fait remarquer une intervenante, l’UE s’est dotée d’outils juridiques qui permettent le filtrage des investissements étrangers, lesquels doivent correspondre aux valeurs européennes. Le but est que les secteurs stratégiques ne soient ainsi pas dévorés par des investisseurs prédateurs. Toute la question est de déterminer si ces conditions sont exportables vers l’Afrique. Le durcissement des règles juridiques pourra alors jouer contre les investissements européens en Afrique, car, comme le note l’un des intervenants, d’autres pays concurrents « n’ont pas ces freins ».

Enfin, cette « bonne gouvernance » des affaires comme préalable à tout investissement reste cependant, selon Koen Does, « une question compliquée ». « Dès qu’on parle de gouvernance, on peut être accusé de supériorité morale. Or, le débat sur le climat des investissements amène forcément à discuter de la gouvernance, de l’État de droit, de la corruption et des cadres réglementaires. Ce débat posé ainsi permet de sortir de ce cadre de donneur de leçons. Cela est fondamental. Le climat des affaires doit s’adapter tant aux PME africaines qu’européennes. »

Mais « pourquoi parler de corruption seulement pour l’Afrique ? » fut aussi la question posée lors de ce colloque. Toute la question des « narratives » ou narrations de ce fameux climat des affaires fut ainsi posée. L’arrimage de l’UE au décollage africain doit en passer par le changement de ces « narratives », visions de l’Afrique plombées par l’immigration illégale, la pauvreté ou la corruption. « C’est le moment charnière de décisions bonnes à prendre pour changer l’image de l’Afrique. Changer cette narration, c’est libérer les énergies », a martelé Koen Does.

Source: http://www.mediacongo.net/

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