Afrique centrale : le chômage des jeunes ruraux au cœur d’un forum sous-régional à Brazzaville

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La rencontre qui s’est ouverte, le 12 février, devrait conduire à des meilleures politiques agricoles, avec un accent sur la formation et la création de la chaîne de valeur, pour accroître l’attractivité du secteur auprès des jeunes.

« Dégager le potentiel des économies rurales grâce à l’investissement dans le développement des compétences et l’employabilité des jeunes dans le secteur de l’agriculture en Afrique centrale », c’est le thème du forum, le premier du genre, organisé par la Banque africaine de développement(BAD) et le Bureau international du travail (BIT).

La cérémonie du lancement des travaux censés durer trois jours a été présidée par le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa. Il a souligné l’urgence de la prise en charge de la jeunesse et de l’emploi. Car, « le combat contre le chômage est d’être gagné », a-t- il déclaré, ajoutant que le gouvernement congolais est engagé à juguler la crise du chômage dans le pays.

En effet, l’agriculture emploie 60 % de la population de la sous-région et présente un fort potentiel de création d’emplois, selon la BAD. Malgré son potentiel, le secteur reste largement traditionnel, de subsistance et soumis aux conditions météorologiques. Les niveaux d’éducation et de formation des agriculteurs sont majoritairement faibles. Au Congo, par exemple, le travail de la terre est perçu à la fois comme un « sous-métier » et comme une des principales solutions face au défi de l’emploi.

Le modèle agricole pratiqué aujourd’hui dans les pays ne permet plus le maintien d’une population aussi importante dans l’agriculture, du moins dans des conditions de revenus confortables. À en croire le directeur général pour l’Afrique centrale auprès de la BAD, Ousmane Doré, la problématique nécessite des actions appropriées en lien avec les priorités de son institution. La BAD est disposée à soutenir les pays en vue d’une transformation durable du monde rural.

Coorganisatrice de cette rencontre dédiée au chômage et à l’insertion des jeunes ruraux, la directrice régionale pour la région Afrique du BIT, Cynthia Samuel-Olonjuwon, a soulevé des principales questions liées à la justice sociale, l’accès des ruraux aux services sociaux de base. Son organisation fête son centenaire cette année et ses soixante années de présence en Afrique. Elle plaide en faveur de la constitution d’une chaîne de valeur pour pouvoir absorber les demandeurs d’emploi et ce, dans des conditions de travail plus décentes. C’est aussi l’avis des syndicats des travailleurs.

Par contre, les associations des employeurs proposent des pistes pour attirer et maintenir les jeunes en milieu rural. Selon le vice-président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo(Uni-Congo), Alphonse Missengui, le secteur agricole doit être accompagné par des politiques publiques qui favorisent l’accès aux crédits, la protection des marchés, le renforcement des capacités aussi bien dans la production que dans la transformation des produits agricoles. « Comme tout métier, l’agriculture a besoin des écoles pour orienter les jeunes gens sur les bonnes pratiques », a estimé le vice-président d’Uni-Congo.  

  

Légendes et crédits photo : 

– La photo de famille
– Les participants

Source : http://www.adiac-congo.com/

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