Afrique centrale : la CEEAC et la BAD souhaitent redynamiser leur coopération

0

Le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Ahmad Allam-mi, et le directeur général de la Banque africaine de développement(BAD) pour l’Afrique centrale, Ousmane Dore, ont échangé sur la question le 13 mars.

Pendant une heure, les deux personnalités ont développé l’ensemble des axes de coopération qui concourent au renforcement du processus d’intégration régionale en Afrique centrale. Ils ont revisité les plus grands projets intégrateurs sélectionnés depuis des décennies, mais qui n’ont jamais été réalisés ou dont la mise en œuvre piétine.

Brandissant l’un des piliers de la politique de la BAD, à savoir « intégrer l’Afrique », son directeur général pour l’Afrique centrale a réaffirmé sa volonté de booster l’intégration régionale. « L’intégration régionale reste ma préoccupation. », a-t-il martelé, avant de promettre une visite dans les prochains jours, consacrée essentiellement à passer au peigne fin tous les projets (infrastructures, énergie, eau, environnement, etc.).

Ousmane Dore s’est dit aussi très favorable à la diversification de l’économie de la région, surtout en ces moments où les prix du baril de pétrole subissent des revers sur les économies des pays producteurs. Il a cité l’agriculture, les échanges commerciaux et l’environnement comme sources de revenus hors pétrole, saluant au passage l’ouverture des frontières au sein des six pays membres de la Cémac. « Nous réaffirmons notre volonté ferme d’appuyer la CEEAC, y compris sur les questions de paix et de sécurité et celles de la gouvernance macro-économique. », a conclu le responsable de la BAD.

Cet engagement a aussitôt été relevé par le secrétaire général de la CEEAC qui, lui aussi, prône la diversification des économies des Etats membres, afin, a-t-il dit, de rendre la CEEAC plus efficace. Ahmad Allam-mi a ensuite déclaré que « le secrétariat général de la CEEAC s’attèle actuellement à des dossiers comme la réforme institutionnelle en cours, la rationalisation de la Cémac et la CEEAC et les préparatifs de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC en juin prochain et bien d’autres ». Le processus de réforme pourrait être bouclé en 2019 et celui de la rationalisation en 2023.

Au nombre des goulots d’étranglement qui freinent l’action de la CEEAC, son secrétaire général a évoqué le non-versement des cotisations par les Etats membres, la multi-appartenance à plus d’une communauté économique régionale et le problème de paiement des contreparties préalables à la réalisation de certains projets.

Pour l’ambassadeur Allam-mi, la bonne gestion des projets financés par la BAD passe par la mise en place d’une coordination générale des projets BAD avec un système d’évaluation et de suivi, puis un système de passation des marchés. Il a ensuite appelé la BAD à s’investir davantage dans la réalisation des projets qui tiennent à cœur la CEEAC, à savoir les infrastructures, l’énergie, l’eau, etc.

Ousmane Dore a emboîté le pas à Allam-mi sur les questions de paix et de sécurité et la question de gouvernance, en insistant sur leur impact de mise en œuvre des projets de développement de la région d’Afrique centrale, d’où la nécessité pour la BAD de contribuer à leur résolution.

Le directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale a assuré son interlocuteur de sa volonté de relancer les projets et programmes qui piétinent.

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire