Afrique : 51% d’africains ont besoin de visas pour voyager à travers le continent

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Le Rapport  sur l’ouverture des visas en Afrique édition 2018 vient de paraître. Il indique clairement que 51% d’africains ont besoin de visas pour voyager dans d’autres pays du continent. Cependant, l’indice révèle qu’il y a de plus en plus d’ouverture entre Etats africains. Les chiffres attestent d’une avancée de 4% entre 2016 (où l’indice affichait 55% contre 54% en 2017).

Pour des analystes avertis, le fait que les africains aient encore besoin de visas pour voyager dans un peu plus de la moitié d’autres pays africains montre que des progrès sont nécessaires pour réaliser la libre circulation des personnes à l’échelle du continent.

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Dès lors, il est plus que nécessaire de multiplier des efforts pour supprimer les obstacles empêchant aux africains à visiter, explorer, et investir dans le continent. Car, plus de pays suppriment le visa ou obligent le visa à l’arrivée, plus ils boostent le tourisme et attirent les investissements, parallèlement à leurs mesures du climat d’affaires.

Bien plus, ce même indice rapporte que 25% des pays africains n’exigent plus de visas à des citoyens africains pour traverser leurs frontières et 24% accordent des visas à l’arrivée.

Dans le top 20 des pays performants figurent notamment : les Seychelles (1,00), le Rwanda (1,00), le Ghana (0,853), et le Zimbabwe (0,472).

L’Angola (0,132), la RDC (0,121), l’Egypte (0,075) et l’Ethiopie (0,053) sont parmi les pays africains les moins réformateurs.

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A tout prendre, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) et le transport aérien africain unique, rappelle-t-on, a été lancé en 2018 et des progrès ont été réalisés en ce qui concerne le Protocole sur la libre circulation des personnes.

La ZLEC, signée par près de 50 pays lors du Sommet de l’UA en mars 2018 parallèlement à la Déclaration de Kigali et au protocole de libre circulation, crée ainsi un marché africain de 1,2 milliard de personnes, avec un PIB de 2,5 billions de dollars.

Ce qui pourrait stimuler le commerce intra-africain de 52 % d’ici 2020, au bénéfice des producteurs, des consommateurs et des négociants africains. L’évolution de la libre circulation des personnes ouvre la voie à la prise de mesures par les pays pour permettre aux citoyens africains de jouir de leurs droits de résidence et d’établissement dans toute l’Afrique.

Source: http://www.mediacongo.net/

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