Afghanistan: un bâtiment officiel attaqué à Jalalabad, plusieurs morts

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A quelques mois des élections législatives qui doivent avoir lieu le 20 octobre prochain et à quelques jours du début du ramadan, période de jeûne observée par les musulmans, l’Afghanistan semble s’enfoncer dans la violence.

Une nouvelle attaque complexe a visé, dimanche 13 mai, un bâtiment de l’administration des finances dans la ville de Jalalabad dans l’est du pays. Quatre hommes armés ont lancé l’assaut en milieu de journée, ils ont été abattus par les forces de sécurité après plus de quatre heures d’affrontement. Au moins neuf autres personnes ont été tuées dans l’attaque. Le groupe EI a revendiqué l’attaque.

Les salves de tirs ont retenti dans le quartier du département des douanes. Au-dessus de la bâtisse couleur brique, un épais nuage de fumée

Un kamikaze s’est fait exploser à la mi-journée devant l’entrée. Plusieurs hommes armés ont ensuite pris d’assaut les locaux ouvrant le feu à l’intérieur. Des employés terrifiés ont réussi à prendre la fuite. S’en sont suivies des longues heures d’échanges de tirs avec les forces de sécurité afghanes dépêchées sur place. Au nombre de quatre, armés notamment de grenades, les assaillants ont finalement tous été abattus. Tous les employés ont été évacués, selon le directeur du département des finances.

Les corps d’un policier et de huit civils – dont trois employés du département des finances – ont été amenés dans les hôpitaux de Jalalabad, a déclaré le Dr Najibullah Kamawal, chef des services de santé de la ville. Il a également fait état de 36 blessés.

Vague d’attentats

Ce n’est pas la première fois que Jalalabad, capitale du Nangarhar, subit ce genre d’attaques dirigées contre des cibles gouvernementales. La province frontalière du Pakistan est un fief du groupe Etat islamique en Afghanistan et des talibans. Ces derniers mois ont été marqués par des attaques à main armée perpétrées par des hommes masqués à moto, contre les barrages de police qui quadrillent le centre-ville.

Depuis plusieurs semaines, les motos sont interdites dans le centre de la capitale provinciale. Une décision des autorités locales pour mettre fin à ces meurtres à répétition dont les auteurs qui prennent la fuite ne sont jamais traduits en justice.

Il y a quelques jours, c’est Kaboul, la capitale, qui faisait face à deux attaques coordonnées contre deux commissariats de police. Plusieurs kamikazes dont certains en uniforme de la police ont lancé leur assaut, certains ne déclenchant leurs charges d’explosifs qu’après de longues heures d’échanges de tirs avec les forces de police. L’une des attaques a été revendiquée par les talibans, l’autre par l’Etat islamique. Dix personnes avaient été tuées.

Source: http://www.mediacongo.net/

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