Affaires sociales : lancement du projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo »

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Le projet, cofinancé par l’Union européenne, sera mis en œuvre dans six localités du pays pendant la période 2017-2020 .

 

Affaires sociales : lancement du projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo »Initiative de l’Association handicap Afrique (AHA), le projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo » vise à promouvoir et protéger les droits des enfants concernés infirmes moteurs cérébraux (IMC) au Congo. Il est mis en œuvre en partenariat avec le gouvernement congolais, le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) et l’Association des sœurs de la divine providence en Afrique. Il cible notamment deux cents enfants IMC et cent soixante parents à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie (Niari), Nkayi (Bouenza), Owando (Cuvette) et Bétou, dans la Likouala. Il s’agit, spécifiquement, de faire connaître l’IMC à la population; vulgariser les textes juridiques relatifs aux personnes vivant avec handicap au Congo ; participer à l’amélioration de la prise en charge des enfants IMC.

Ainsi, parmi les activités prévues, on peut citer les campagnes de sensibilisation dans les centres de santé intégrés (CSI), les Centres de rééducation fonctionnelle, les églises et autres espaces thérapeutiques. Coordonnateur du projet, André Kabi pense qu’il est temps de conscientiser la société congolaise qui est malade ou handicapée elle-même. « Lorsqu’un enfant de 14 ans meurt d’hypoglycémie au CHU de Brazzaville; lorsqu’un enfant de 11 ans est enterré vivant derrière la case située à proximité d’un PSP ou jeté au cours d’un cérémonial dans le fleuve Congo en pleine journée, il y a problème. C’est pourquoi, nous nous sommes interrogés, comment aller à la rescousse de ces enfants mais aussi comment faire de telle sorte que les gens comprennent qu’il y a problème? », s’est-il justifié.

De son côté, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a indiqué que les enfants IMC étaient frappés d’un handicap lourd et onéreux plongeant ainsi les parents dans une détresse profonde. « Cette détresse, associée aux préjugés négatifs sur ce type de handicap, conduit souvent à la séparation des parents. Si le handicap est sans nul doute un facteur de stigmatisation et d’exclusion, l’infirmité motrice cérébrale est, quant à elle, vécue comme une véritable catastrophe », a déclaré Antoinette Dinga-Dzondo.Affaires sociales : lancement du projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo »

Selon elle, le projet Prise en charge des enfants IMC est l’une des priorités de son ministère qui a amorcé cette action en partenariat avec la Fondation néerlandaise « Sur un pied d’égalité ». Cela à travers des formations organisées tous les six mois depuis 2014, au profit des kinésithérapeutes et des aides kinésithérapeutes. « La sensibilisation à l’IMC qui sera déployée par le projet, contribuera au changement de comportement des parents, des communautés et de la société globale en vue d’un autre regard sur les enfants IMC. La lutte contre les préjugés négatifs face au handicap doit être l’affaire de tous, pour libérer les consciences et les énergies à mettre en œuvre afin d’offrir à ces enfants, une société prenant en compte leurs besoins spécifiques », a-t-elle poursuivi.

Notons que le gouvernement a, par ailleurs, lancé le 3 décembre, le Prix « Leendert Struijs pour le Congo ». Du nom du président de la Fondation Sur un pied d’égalité, cette distinction couronnera, le 3 décembre de chaque année, le parent qui se distinguera en faveur de la promotion/protection des droits d’un ou des enfants IMC dans le pays. Au nombre des actions du Néerlandais au Congo, il y a la mobilisation d’une équipe de volontaires des Pays-Bas pour une prise en charge neurologique des enfants IMC. La première édition a récompensé le jeune Chris Tacky qui a conçu la maquette du prix.

Légendes et crédits photo : 

Antoinette Dinga-Dzondo remettant le prix « Leendert Struijs » à Chris Tacky ; une vue de la salle/Adiac

Source : adiac-congo.com

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