Activités portuaires : les chiffres effrayants de l’importation au premier trimestre 2017

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Situé à 90 km de l’Océan, le port maritime de Boma a enregistré trente-six mille tonnes de marchandises, dont trente-quatre destinées à l’importation, au cours de cette période. Par conséquent, seulement 2 000 tonnes de marchandises sont sorties du deuxième port du pays qui dispose d’une capacité d’accueil de quatre navires de haute mer. 

De ce qui précède, une première lecture se dégage aisément des premiers chiffres du port de Boma pour l’exercice 2017. La RDC continue toujours à réaliser des importations massives. Par ailleurs, le pays exporte très peu, d’où les difficultés récurrentes à drainer des devises étrangères. Toutefois, ces chiffres en hausse confirment une remontée ininterrompue du commerce de gros et détail. En 2016 déjà, ce secteur a enregistré la deuxième plus forte croissance, soit plus de 10 % contre 13 % pour les industries manufacturières et seulement 5 % pour les mines. Les marchandises importées sont constituées pour l’essentiel des biens d’équipements et de consommation.

En comparant le premier trimestre 2017 avec la période correspondante en 2016, l’on constate également une augmentation atteignant les 4 000 tonnes, une preuve de plus du regain des activités de commerce. Plus globalement, les chiffres du premier trimestre 2017 révèlent que 19 navires de haute mer ont transité par ce même port maritime. Boma, Matadi et Banana sont les 3 ports maritimes échelonnés le long du bief maritime, à l’embouchure du fleuve.  Pour rappel, Matadi dispose du port le mieux développé du pays, à 150 km de l’Océan. Avec l’arrêt du trafic ferroviaire, les ports maritimes génèrent 95 % des flux financiers de la Société congolaise des transports et ports (SCTP).

Dans son étude financière et économique sur la RDC (édition 2017), la Banque mondiale s’est penchée sur cette question en précisant que les importations de marchandises sont passées de 8 milliards en 2010 à 12,7 milliards de dollars américains USD en 2014, avant de baisser à 10,6 milliards en 2015. Quant à la part des biens d’équipements, elle se situe à environ 59 % (source Banque centrale du Congo 2015). Ensuite, il y a les biens d’équipements et de premières nécessités qui représentent 30 % du total des importations nationales. Nous y reviendrons.

 

Source : adiac-congo.com

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