A Bukavu, Vital Kamerhe démontre qu’il n’est ni vomi, ni « mort politiquement »

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Vital Kamerhe a été accueilli par la population de la ville de Bukavu en véritable héritier de la dynastie régnante de l’ancienne époque. C’est en terme de centaines de milliers que pouvaient s’évaluer les sympathisants venus accueillir la musclée pair Tshisekedi-Kamerhe, ce jeudi 6 décembre 2018, venue à Bukavu dans le cadre de la campagne électorale.

Le périple de Vital Kamerhe sur Bukavu, accompagné de son désormais allié Felix, révèle une réalité que les imaginations virtuelles semblaient obstruer ces dernières années. Alors que nombreuses analyses le donnaient « mort » politiquement, ou mieux « vomi » par sa base traditionnelle, Vital Kamerhe a prouvé une fois de plus qu’il fut et reste le principal meneur d’hommes en province. Dès la foulée de ses pieds sur le sol Sud-Kivutien, « VK » a drainé derrière lui d’innombrables foules au point d’ébahir tous les membres de la délégation.

Plus belle expérience de la carrière politique de Tshisekedi

Arrivé par le port de Katana, dans les avant-midi, le Ticket gagnant [comme se nomme la paire Fatshi-VK], n’atteindra Bukavu que tard dans la soirée, suite à l’engouement que suscitait le passage de deux leaders. Plus que jamais enthousiasmés, les potentiels futurs président et premier ministre traineront derrière eux une foule à s’en mordre le doigt.

Fils du légendaire politicien congolais Etienne Tshisekedi, Felix Antoine Tshisekedi est habitué des accueils de liesse. Il s’y est accoutumé à toutes les occasions où son père, devait atterrir à Kinshasa, et à toute sortie de celui-ci en provinces. Par ailleurs, l’expérience de leur accueil à Bukavu a retenti d’une sonorité exceptionnelle aux oreilles du candidat consensuel des accords de Nairobi.

Loin de son accueil à Kin, après le paraphe de l’accord créant le Cap pour le Changement [CACH], le président de l’UDPS a été particulièrement admiratif de son accueil au Sud-Kivu.

« Ceci est la plus belle expérience de ma carrière politique », s’est émotionnellement exclamé le fils du traditionnel résistant, face à l’inlassable peuple attroupé au terrain de Funu, attentionné et attentif jusqu’aux environs de 8 heures du soir.

 

Ticket gagnant, la machine Fatshivit semble l’avoir été réellement à Bukavu. Grâce à sa notoriété hors pair, et son charisme galactique, le directeur de campagne du Cap pour le Changement a une fois de plus démontré sa compétence à captiver ses auditeurs et à leur inculquer les opinions découlant de sa conviction.

C’est en clair un Kamerhe plutôt charismatique, qui fait conclure une solide union entre Bukavu et Félix Tshisekedi. Affectueusement la foule scandait à maintes reprises le jargon « Beauf » [abrégé de beau-frère], tout au long du speech du candidat président. Cette appellation faisait référence à l’épouse de FATSHI, qui est originaire du Sud-Kivu.

La base de Kamerhe reste inébranlable au Sud-Kivu

Un stade Funu déjà plein avant l’arrivée de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. (© Laprunellerdc.info)

Malgré la tentative de garder des conducteurs de motos pour inaugurer le début de la pose de la pelouse synthétique au Stade de la Concorde, le gouverneur Nyamugabo n’a pas pu contrôler la totalité de motards ; en tout cas, pas les sympathisants de Vital Kamerhe. Plusieurs centaines de motos ont rejoint Katana, à l’attente de la délégation conjointe UDPS-UNC, faisant usage de leur propre carburant, et se méfiant de la promesse de recevoir du carburant de Claude Nyamugabo, selon des témoignages concordants.

Le même engouement s’est également observé dans le chef des conducteurs des taxis bus et voitures. Durant toute la journée, le transport en commun a été presque paralysé sur diverses artères de la voirie urbaine de Bukavu. Jusque tard dans la soirée, la ville de Bukavu était presque déserte de leurs engins à moteur. En gros, seuls quelques bus essayaient de fluidifier le transport, accompagnés de véhicules de transport personnel.

Ceci semble s’être confirmé, enfin. La base de Kamerhe reste inébranlable au Sud-Kivu. Le vœu de fidélité éternel ne s’est toujours rompu. A-t-il toujours écouté la voix de sa base ? Kamerhe l’a préconisé, au lendemain de la signature de l’accord de Genève, et semble n’avoir pas eu tort. Ceci corrobore presque parfaitement avec l’enseignement biblique, au sujet des brebis et leur allégeance au pasteur.

« Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix », dit l’évangile selon saint Jean.

Élu avec près de cent mille voix, à la députation nationale en 2006, Vital Kamerhe ne fait que corser sa côte de popularité dans la ville de Bukavu. En vertu de cette vigueur, la plateforme CACH peut espérer faire un score exceptionnel au Sud-Kivu, en cas de tenue des élections à la veille de Noël 2018. Encore qu’il faut que cette masse se transforme en votes !

Source: http://www.mediacongo.net/

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