73 millions de la BAD pour les études de faisabilité d’Inga 3

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Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le docteur Akinwumi Adesina a annoncé l’octroi à la RDC d’une enveloppe de 73 millions USD pour les études de faisabilité du projet de construction de la centrale hydroélectrique d’Inga III, 11.050 mégawatts.

S’exprimant à l’occasion d’une visite ce mercredi 19 juin 2019 aux barrages d’Inga 1 ainsi que du site devant abriter le Grand Inga, le président de la BAD a fait savoir que l’électrification de l’Afrique avec les financements propres de sa banque est une priorité, soutenant, par ce fait le projet d’Inga III, dont la BAD a aussi financé les études de préfaisabilité. «On ne peut pas éclairer le Congo et l’Afrique sans développer le site d’Inga», a-t-il affirmé avant de saluer le leadership et l’engagement du Président de la République Félix Antoine Tsikesekedi qui apporte un appui politique nécessaire au projet.

Il a également rappelé l’apport financier de la BAD à la réhabilitation de la centrale d’Inga 1, rassurant que sa banque jouera le rôle de leadership dans la mise en œuvre d’Inga III, qui sera davantage bénéfique pour les populations et  les industries  de la RDC.  «Il est impérieux d’optimiser le potentiel hydroélectrique de ce site qui est un don de Dieu à la RDC», a-t-il soutenu. Pour lui, la BAD est venue pour aider à déclencher le potentiel hydroélectrique. Elle est venue également accompagner la RDC dans ce magnifique projet, a-t-il souligné, encourageant les Congolais impliqués au projet à le tenir jusqu’au bout.

A cette occasion, il a invité les opérateurs du secteur à œuvrer pour des actions concrètes sur ce projet qui a trop duré, alors que la RDC est capable d’électrifier l’Afrique  et satisfaire ses propres besoins. «C’est un projet phare pour la RDC et l’Afrique», a-t-il affirmé. «Inga III est également un projet stratégique pour l’industrialisation de l’Afrique», a-t-il reconnu, en appelant  à une mobilisation pour réaliser une autre étape d’Inga après celle ayant abouti à l’inauguration des barragers d’Inga 1 et d’Inga 2, respectivement 1972 et 1982, soit 37 ans d’inertie à combler avec la matérialisation de ce projet.

Il a assuré la disponibilité de la BAD dans la prise en compte des questions sociales et environnementales liées au projet, concernant notamment le déplacement des populations. A ce sujet, le président de la BAD a été informé de l’avantage qu’offre le développement du site d’Inga avec moins de personnes à déplacer et une production accrue d’une énergie
hydroélectrique non polluante.

Il a par ailleurs salué les efforts de la Société nationale d’électricité(SNEL) dans la gestion des barrages d’Inga qui fournissent une importante quantité d’énergie aux populations et aux industries de la RDC. « Inga signifiant oui en langue locale, la BAD dit également oui pour l’accompagnement de ce projet très attendu pour  l’industrialisation de l’Afrique », a conclu docteur Akinwumi Adesina.

46.000 mégawatts concentrés au seul site d’Inga

Auparavant, le  directeur général de la SNEL, Jean-Bosco Kayombo, avait rappelé  l’apport  financier de la BAD dans la réhabilitation et la modernisation de quelques machines d’Inga 1  et dans l’électrification de plus de 50.000 ménages dans la ville de Kinshasa.

Il en a outre présenté à son hôte le riche potentiel  hydroélectrique de 46.000 MW concentré au seul site d’Inga, une énergie non polluante. De ce potentiel, 1774 MW sont actuellement produits grâce à l’aménagement des centrales d’Inga 1 et 2.

Ces dernières années, les centrales d’Inga ont connu des réhabilitations qui permettent actuellement à la SNEL de produire environ 1112 MW contre 677  dans un passé récent.
Il a été également informé de la construction d’une 2ème  prise d’eau qui met la SNEL à l’abri  des éventuels étiages du fleuve Congo avec des effets néfastes sur la production d’énergie.

Pour le chargé de mission du Chef de l’Etat en charge de l’Agence pour le développement et de promotion du projet d’Inga(ADEPI), Bruno Kapanji, le projet d’Inga fait partie d’une  politique  du gouvernement qui veut faire de la RDC une puissance énergétique dans le but d’industrialiser le pays et l’Afrique.

Le projet nécessite, selon lui, une vision claire de la part du gouvernement, un engagement du Chef de l’Etat et un accompagnement des institutions régionales dont la BAD. Les ministres des Finances Henri Yav Mulang, de l’Energie, Pierre Kangudia, les chefs coutumiers et les notables du Kongo central étaient présents à cette visite. 

Source: http://www.mediacongo.net/

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